Une conférence régionale est ouverte à cet effet, depuis hier, mercredi 21 juillet 2021, dans la capitale politique du Cameroun. ” La fabrique inclusive de la paix en Afrique de l’Ouest et Centrale”, est le fil conducteur des travaux qui s’achèvent demain vendredi.

L’Université de Yaoundé 2 – Soa et la Konrad Adenauer Stiftung, sont les deux organisateurs de la conférence régionale sur la paix inclusive en Afrique de l’Ouest et Centrale. Les travaux  regroupent une cinquantaine d’experts :  des officiers supérieurs d’Afrique de l’Ouest et Centrale ;  des députés membres des commissions de défense de leurs parlements respectifs ; des politologues, des juristes et autres acteurs de la société civile. 

Les assises de Yaoundé interviennent dans un contexte marqué par les mouvements djihadistes, les conflits fonciers et agraires, les crises politico- institutionnelles, les velléités sécessionnistes. Pour ce qui est des objectifs de la conférence, il s’agit de faire l’état des lieux ; juger du niveau d’inclusivité de la paix en Afrique de l’Ouest et Centrale ; trouver des solutions pérennes ; définir les bases d’un dialogue Europe – Afrique, sur les mécanismes d’assistance militaire de l’Union Européenne ; identifier les obstacles à la paix ; soumettre des recommandations pratiques aux décideurs.

Pour le déroulement des travaux, les différents experts, pluridisciplinaires, sont répartis en sept panels. On peut y retrouver ceux qui tablent respectivement sur la production de la sécurité et de la paix par les forces armées en Afrique de l’Ouest, Centrale et au Sahel, avec un retour d’expériences sur le Bénin, le Burkina-Faso, le Niger et le Tchad ; la coproduction des instruments de paix et de sécurité en Afrique, rôles et responsabilités des partis politiques, des leaders religieux, des chefs traditionnels et de la société civile.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le recteur de l’Université de Yaoundé 2 – Soa, le Prof. Adolphe Minkoa She a indiqué que ” d’un point de vue politique, l’on entend bien que la construction de la paix ne puisse s’opérer à l’exclusion de ceux qui alimentent la guerre. En même temps, la conscience juridique, notamment celle du juriste pénaliste que chacun reconnaîtra, guère très éloignée de la conscience humaine tout court en l’occurrence, s’accommode mal de l’impunité des bourreaux d’hier, plus ou moins opportunément repentis”. Et de poursuivre : ” elle s’accommode encore moins de l’absence de justice rendue aux victimes de l’extrémisme violent sous toutes ses formes, et pour lesquelles la question des moyens et modalités de réparation peut constituer un paramètre essentiel de l’établissement d’une paix durable. Les animateurs de nos trois journées de débats, experts des questions de paix et de sécurité sauront, je n’en doute point, approfondir ces points et bien d’autres difficultés à l’articulation des questions de paix, de sécurité et de justice”.

Bon vent aux travaux de la conférence régionale de Yaoundé sur la paix inclusive en Afrique de l’Ouest et Centrale. Et nous ne  pouvons que dire “Give peace a chance”, pour reprendre le très célèbre défunt chanteur John Lennon du groupe  britannique The Beatles.

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