L’individu a été présenté à la presse le 30 Janvier 2020. Il usurpait ce titre dans le but de faciliter la libération de ses partenaires, cloués à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé.

Un faux Procureur de la République tombe dans le filaire de la police. L’individu avait décidé de se faire passer pour un magistrat du Ministère public, chargé de l’action publique dans le ressort d’un tribunal judiciaire. Malheureusement pour lui, sa mission a pris fin le 30 Janvier 2020, lorsqu’il a été interpellé. Des sources affirment que, celui-ci essayait de réunir des éléments pour libérer ses collaborateurs. En effet, à peine de sortir de prison, le monsieur cause d’autres délits qui lui ouvre à nouveau les portes du barreau.

Selon nos confrères de Crtv news, le faux procureur de la République avait les numéros d’accès stratégiques dans les unités. Le Commandant de la gendarmerie territoriale du Mfoundi explique qu’il: « Il appelait toutes les flottes de gendarmerie et de police, parce qu’il y a des annuaires. Il prenait ces annuaires-là dans le but d’exercer un trafic d’influence. Et faire libérer les gardés à vue ou alors, obtenir des informations sur ces détenus, sur ces gardés à vue pour pouvoir arnaquer leurs familles. Jusqu’à présent, je ne sais comment il a réussi à se procurer ces annuaires… ». Sans le souci de garder un œil sur lui, le lieutenant BOBODJI BELLO précise que l’accusé « sera déféré devant ses propres bureaux »

Ce commandant de l’armée explique que, « Depuis quelques mois, il y a les éléments de la police judiciaire. Que ce soit de la police ou de la gendarmerie, qui ne cessaient de se plaindre qu’il y a des individus qui passaient des coups de fil aux procureurs de la place. Que ce soit du tribunal de première instance que du tribunal de grande instance, avec des noms avérés. Des noms qui ne nous sont pas inconnus. Sauf que quand on remontait, quand on appelait personnellement ces procureurs-là, ils ne se reconnaissaient point dans ces appels… ». Explique-t-il.

L’usurpation de titres est devenue monnaie courante au Cameroun. Il y’a moins de 3 ans, un jeune camerounais avait été arrêté à Foumban, alors qu’il se faisait passer pour un avocat. Il portait une toge noire et tout le déguisement qui va avec. La personne interpellée dans ce cas de délit « Est puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans et d’une amende de 100.000 à 2millions de francs ou de l’une de ces deux peines seulement celui qui fait usage sans droit d’un titre attaché à une profession légalement réglementée, d’un diplôme officiel ou d’une qualité dont les conditions ont été fixées par l’autorité publique ».

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