Au regard des résultats publiés par la commission d’enquête sur le massacre de Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest, Le président Biya a ordonné que les corps soient exhumés et les familles indemnisées.

Le président Paul BIYA est déterminé à apaiser les cœurs éprouvés, suite au massacre de Ngarbuh survenu le 14 Février 2020 dans la zone anglophone du pays, en proie à des attaques séparatistes depuis plus de 3 ans. Après avoir pris connaissance le 21 Avril du rapport qui accable l’armée camerounaise, le président de la république chef des armées, a prescrits des mesures fortes, afin que justice soit faite.

De prime abord Paul biya exige « l’exhumation des corps des victimes afin de leur donner, aux frais de l’Etat, une sépulture digne et de finaliser les constats nécessaires à la finalisation de la vérité ».

Ensuite, « le recensement des ayants-droits par l’Autorité administrative aux fins du versement par l’Etat des indemnisations et compensations appropriées ».

Enfin, « le renforcement de la sécurisation du village de Ngarbuh, notamment par la création d’une base militaire et l’érection d’autres services publics qui devraient permettre une meilleure protection des civils contre les exactions des groupes armés, le retour des personnes déplacées et l’apaisement des tensions intercommunautaires », a instruit le président Paul Biya.

Les conséquences de cet incident ont été très importants et l’on peut citer la disparition d’une vingtaine de personnes selon les ong et une dizaine selon le gouvernement. La destruction des lieux d’habitation a été aussi très estimable. « Après les échanges de tirs au cours desquels cinq (05) terroristes ont été abattus et plusieurs armes saisies, le détachement a découvert que trois (03) femmes et dix (10) enfants ont péri du fait de son action », précise le rapport de la commission d’enquête signé par Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République. Au vu de ces dégâts engendrés par ce massacre, le président a instruit la poursuite judiciaire de trois militaires et 10 membres du comité de vigilance.

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