Le rappeur et militant du MRC a dans une vidéo invité l’universitaire et membre engagé du RDPC, de démissionner «de l’administration», de peur de perdre sa vie dans les oubliettes au Nord du pays.

Valsero a reparlé des déboires du professeur Pascal Charlemagne Messanga Nyamding dans sa vidéo YouTube de ce 23 mars 2021. Le rappeur opposé au régime de Yaoundé y présente l’universitaire comme «celui qui est en train de lire l’heure fondamentalement». En d’autres termes, celui qui subit une situation peu enviable. Il fait allusion aux sanctions infligées ces jours-ci par le ministre de l’Enseignement Supérieur. Après qu’il ait  enduré 4 heures d’interrogatoire au secrétariat d’Etat à la défense pour des accusations de propagations de fausses nouvelles et autres, Jacques Fame Ndongo a démis l’enseignant des fonctions qu’il occupait à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) avant de l’affecter à l’annexe de la Faculté de droit de l’université de Ngaoundéré à Garoua.

Valsero soutient que les sanctions reçues par l’universitaire sont le pire châtiment que l’on puisse infliger à Messanga Nyamding. «S’ils t’avaient mis en prison tu serais resté au top. Parce qu’on se serait battus. Ils ont décidé de te mettre aux oubliettes. Ils ont fait pire que la prison. Tu va aller mourir au Nord», prédit-t-il en se demandant comment il fera désormais «pour passer à Equinoxe, pour entendre même ta voix». Et de poursuivre: «tout ce que je peux te dire c’est: refuse. Démissionne».

Valsero accuse les responsables camerounais d’avoir fait du Grand Nord «une prison à ciel ouvert, une zone enclavée, un océan de misère». Il pense que Messanga a été «court-circuité», mais tient à lui faire des propositions qu’il estime salutaires pour lui. «Mais je t’ai dit: tu prends ta carte de taliban, tu démissionnes de l’administration, tu déchires ta carte du parti, tu brûles toutes les vestes-là que tu as (…) tu démissionnes de tout ça et tu rejoins la «Résistance». Il n’est jamais trop tard», lance-t-il avant de conclure sa vidéo en l’invitant à aller «écrire cette démission». 

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