La tragédie s’est produite dans la nuit du 27 au 28 juin 2020 à Douala, la capitale économique du Cameroun. La sexagénaire avait quitté le village un jour plutôt pour rejoindre sa génitrice en ville.

Un avortement clandestin vient d’ôter la vie d’une jeune adolescente de 16 ans, élève au lycée bilingue de Penka-Michel région de l’ouest Cameroun. La jeune Leslie Matah, deuxième fille d’une fratrie de 5 enfants, était à Douala chez sa mère lorsque le drame est survenu. « Elle a quitté l’ouest vendredi pour se rendre à Douala, où sa mère vie depuis plus de deux ans. Dimanche matin (28 juin 2020 NDLR) on nous informe que Leslie n’est plus, et qu’elle est morte sans être malade », Raconte une source proche de la famille. Sa maman a sur le champ transporté le corps pour Penka-Michel, village d’origine de la famille. Avant son inhumation, tout le monde ignorait encore les causes de sa mort. Toutefois, l’hypothèse d’un avortement était plausible.  

La mort de la petite Leslie a déclenché les querelles familiales, et a conduit aux violences dans la cours du deuil. D’un côté, les frères de la femme accusent leur gendre de sorcellerie, à cause de ses nombreux investissements florissantes. De l’autre côté, la famille du père de Leslie pointe du doigt sa femme, car c’est elle qui a fait venir la fille à Douala. Les résultats de l’autopsie effectué le 30 Juin 2020 avant l’enterrement, ont confirmés l’hypothèse de l’avortement. Les experts de cet « examen post-mortem » ont extraient de son ventre un fœtus de 4 mois, et ont constaté la présence des produits chimiques consommés par la jeune fille. Des preuves qui ont provoqué un grand choc dans la famille, en particulier chez le père. Il menace d’ailleurs de porter plainte à sa femme, si elle n’opère pas le miracle en ramenant sa fille en vie.  

Les voix s’élevèrent dans la localité de penka-michel, et l’on apprend qu’il y’a deux ans sa sœur ainée qui a 20 ans aujourd’hui avait avorté à l’insu de ses parents. En effet, les sources bien renseignées racontent que le départ de la maman pour la capitale a donné le feu vert aux jeunes adolescentes, qui vivaient pleinement leur vie. Pendant le weekend et chaque soir à la sortir des classes, elles assistent le papa dans la gestion de ses deux établissements de boissons (bar) situés en plein centre-ville de l’arrondissement de Penka Michel. Des grossesses précoces et indésirables sont évidentes lorsque les adolescentes sont exposées et abandonnées à elle-même. Cependant, l’interruption d’un embryon nécessite l’intervention médicale, et le respect du délai y afférent.  

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) chirurgicale peut être pratiqué jusqu’à la fin de la 12e semaine de grossesse, soit 14 semaines après le début des dernières règles. Par contre, l’IVG médicamenteuse est pratiquée jusqu’à la fin de la 5e semaine de grossesse, soit au maximum 7 semaines après le début des dernières règles. Cette période étant passée, l’avortement est risqué et ses conséquences sont tragiques. A 16 semaines (4 mois) débute le deuxième trimestre de grossesse, le ventre s’arrondie et pousse. A ce stade, le bébé pèse environ 250 g et mesure 15 cm, et peut déjà bouger. Il devient impossible de l’extraire sans conséquence surtout quand il s’agit d’un avortement clandestin, comme dans le cas de la jeune fille décédée. Les circonstances de sa disparition serviront surement de leçon aux parents qui encouragent un tel acte, et surtout, à tous les jeunes qui ne prônent pas : ‘’abstinence, fidélité condom’’.

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