Sœur Mary, telle une prophétesse a déclaré la mort du président de la république au cas où il refuse de renoncer au pouvoir.

La scène acclamée par de nombreuses personnes s’est déroulée ce 27 octobre. C’était en pleine séance d’une réunion interministérielle avec les dignitaires et les populations de la ville de Kumba, sur le massacre de 7 élèves de Mother Francisca International Bilingual college, le 24 octobre dernier.

Alors que le ministre de l’administration territoriale citait des chapitres bibliques pour étayer et convaincre l’assistance sur la longévité de Paul Biya au pouvoir, il a été stoppé net par une femme chrétienne.

« Tu peux ouvrir ta bible et regarder dans Romain 13 verset 1 à 5. La parole dit que tout pouvoir vient de Dieu et celui qui s’oppose à l’autorité s’oppose à Dieu… », Dit Atanga Nji.

Mais avant qu’il ne termine son évangile, la femme célébrée sur la toile par de nombreux internautes rétorque avec autorité en ces termes :

« objection-objection-objection. Laissez-moi-vous dire quelque chose que vous ne connaissez pas. Personne ne peut combattre Dieu. Vous pouvez vous tenir au milieu de tout le monde, vous pouvez vous tenir au milieu de n’importe qui et dire n’importe quoi mais je veux vous faire savoir qu’il y a un Dieu au Ciel qui surveille tout le monde », invoque la dame.

Sœur Mary dit avoir été envoyé par Dieu pour dire au président de la république et son ministre de renoncer au pouvoir ou bien, « S’ils ne quittent pas le trône, Dieu partira à la présidence et tuera sans pitié », martèle la chrétienne.

La dame quitte la salle et se dirige à l’extérieur où, elle est suivie par les hommes de médias. «Alors aujourd’hui, je demande au ministre, je demande au président, je demande aux délégués et à tous les commissaires: A qui font-ils confiance à Dieu ou à l’homme? Ils ont échoué. Oui ! Le gouvernement a échoué, tout le monde a échoué. Laissez et permettez maintenant à l’Église de prendre le contrôle », déclare-t-elle.

Notons que le massacre de Kumba, qui a fait 7 morts parmi lesquels 6 filles et un garçon dénommé Victory, et 12 blessés, continue de faire mal. La douleur reste intense dans les cœurs, chaque jours qui passe, nous renvoie à ce drame. Les manifestations des populations et surtout des femmes devant les services des autorités, démontrent à quel point, elles en ont marre du sang versé à cause de la crise anglophone.

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