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Au moins trois personnes ont perdu la vie, suite à une nouvelle attaque de Boko Haram dans la localité de Koza, région de l’Extrême-nord, dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 février 2022.

La localité de Koza, dans le département du Mayo-Tsanaga, a été le théâtre d’une nouvelle attaque de Boko Haram. Dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 22 heures, des combattants du groupe terroriste ont tué au moins trois personnes. Parmi les victimes, un forgeron d’une trentaine d’années, un maçon d’une vingtaine d’années et un septuagénaire, selon un témoin cité par l’agence Xinhua.

Par ailleurs, les assaillants ont blessé plusieurs autres personnes. Des commerces ainsi que des maisons ont été pillées. Dans leur fuite, les miliciens ont également emporté quelques têtes de bétail.  

Dans la panique, plusieurs villageois ont pris la fuite, pour se réfugier dans la commune de Mozogo, située à 7 km de la localité, a confié le maire de Koza à l’Agence Anadolu. « Malgré la panique, la population s’est mobilisée et a poursuivi les terroristes. Deux combattants de Boko Haram ont été arrêtés et conduits à la brigade de gendarmerie de Koza », a indiqué Ndjidda Takoudama.

Plus tard dans la nuit, les membres de Boko Haram ont tenté d’attaquer le village Dakotcher, près de la frontière nigériane. Cependant, la riposte des forces de défense et de sécurité a permis de repousser les assaillants, rapportes Xinhua.

Attaques sporadiques et lourd bilan

Une nouvelle attaque de Boko Haram qui visait sans doute à se ravitailler en vivres et têtes de bétail. Mi-février déjà, six autres personnes avaient trouvé la mort dans deux attaques du groupe djihadiste à Gaboua et Kotserethe dans le Mayo-Tsanaga. Les assaillants avaient également emporté des denrées alimentaires et du bétail.

Bien qu’affaiblis depuis l’intervention de la Force Multinationale Mixte dans la région, Boko Haram multiplient les attaques sporadiques pour chercher des moyens de subsistance. Le bilan humain de ces incursions est lourd.

En effet, depuis 2014, les islamistes ont tué plus de 3.000 civils et militaires dans la région de l’Extrême-nord du Cameroun. Plus de 250.000 autres personnes ont été contraints de fuir leur domicile pour échapper au violences.

Depuis juillet 2015, les terroristes de la secte islamiste ont perpétré au moins 176 attaques à la bombe dans la région. C’est ce que rapporte une étude de Small Arms Survey (SAS), un centre de recherche sur les armes légères et de petits calibres, ayant son siège à Genève.

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