Ils ont été impliqués dans le massacre des populations du village de Ngarbuh (région du nord-ouest) dans la nuit du 13 au 14 février 2020. L’ordre a été donné par le chef de l’Etat après publication du rapport d’enquête le 21 Avril 2020.

Le président Paul BIYA a ordonné le 21 Avril l’arrêt de trois militaires et dix membres du comité de vigilance. Ces derniers ont leur part de responsabilité dans le massacre de Ngarbuh, survenu en mi-février 2020 dans la région du Nord-ouest, en proie à une crise depuis environ 4 ans.

La commission d’enquête mise sur pied par le président de la république Paul Biya a rendu son résultat. Selon le rapport, des militaires responsables de la mort d’une dizaine de personnes ont biaisé les faits dans le but de faire diversion. Une chose qui avait créée des importantes polémiques. Aujourd’hui, la lumière a été faite, et l’enquête accuse et ouvre une procédure disciplinaire contre le Chef de Bataillon NYIANGONO ZE Charles Éric pour non présence sur le théâtre des opérations. Le Sergent Baba Guida pour manque de maîtrise de ses hommes, d’avoir ordonné l’incendie de maisons et travesti le compte rendu de l’opération et son bilan : « Le sergent Baba Guida a associé des civils armés à une opération militaire, n’a pas maitrisé ses hommes au cours de ladite opération, a ordonné l’incendie de maisons et volontairement travesti le compte rendu et son bilan. Le gendarme SANDING SANDING Cyrille a participé à une opération ayant causé la mort de plusieurs personnes et des incendies des maisons. Le soldat de 1ère classe HARANGA a participé à une opération ayant causé la mort de plusieurs personnes et des incendies des maisons. Les dix membres de comité de vigilance non encore identifiés ont participé à une opération ayant causé la mort de plusieurs personnes et des incendies des maisons », peut-on lire dans le communiqué.

Les trois militaires sont déjà sous les ordres du Tribunal Militaire de Yaoundé. En ce qui concerne les membres du comité de vigilance, un avis de recherche a été lancé afin de las traquer.  

Si l’on s’en souvient encore, à la suite de ce massacre responsable de plus de 20 décès, les ONG avaient pointé un doigt accusateur en outre, sur les forces de défense et de sécurité camerounaises d’avoir « incendié cinq maisons et commis de nombreux pillages et autres passages à tabac des populations, accompagnées en cela par plusieurs membres de l’ethnie peule Mbororo » Et dans la plus complète impunité. Pour sa part, le gouvernement avait formellement rejeté toute responsabilité dans cette tragédie. Un communiqué rendu public le 17 février 2020 par le Ministère de la défense avait formellement démenti « ces allégations mensongères ». La vérité finir toujours par paraître, c’est juste une question de temps.

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