Foundikou Fakoue Aminou et Lontsi Saint-Clair comparaitront le 27 juillet 2020 devant le Tribunal de première instance de la ville de Foumbot. Ils ont été interpellés le 26 juin 2020 en possession de deux squelettes humains presque complets.

Des trafiquants d’ossements humains répondront de leur acte le 27 juillet 2020 devant le Tribunal de première instance de la ville de Foumbot, dans le département du Noun, région de l’Ouest. Les nommés Foundikou Fakoue Aminou 26 ans et Lontsi Saint-Clair âgé de 40 ans, ont été arrêtés le 26 juin 2020 par les agents de la Gendarmerie et le Poste de contrôle forestier et de Chasse de Foumbot. C’était avec la complicité technique de Laga, un organisme d’application de la loi sur la faune. Ils ont été trouvés en possession d’ossements humains dans deux valises.

Les sources racontent que : « L’affaire a débuté le 13 juillet 2020 et a été reportée par le juge au 27 juillet pour permettre aux deux parties de se préparer au procès afin de commencer sérieusement avec les arguments et les présentations. Le trafic de parties du corps humain serait en augmentation dans le Département du Noun, malgré les efforts des forces de l’ordre pour traquer et punir les trafiquants ».

En effet, il y’a moins de trois mois que trois trafiquants de squelettes humains ont été arrêtés de nouveau à Foumbot et condamnés à 5 ans de prison par le Tribunal de Première Instance de la ville. Des agents secrets découvrent que ces réseaux de trafic sont liés et font partie de réseaux encore plus vastes. Ces cas de trafic ont été découverts à la suite d’enquêtes sur le trafic d’espèces sauvages, indiquant le lien entre le trafic d’espèces sauvages et le trafic d’ossements humains. Dans le même sillage, l’audience contre trois trafiquants de pointes d’ivoire se tiendra le 28 juillet 2020 au Tribunal de première instance de Ndokoti pour la troisième fois. Les trois accusés ont été arrêtés avec 26 kg de pointes d’ivoire par la Délégation régionale des Forêts et de la Faune du Littoral en collaboration avec la police. Il ne faut pas minimiser ces réseaux puisque des trafics d’ossement ou d’organe humain sont de plus e plus visibles sur presque tout triangle national.  

Le 7 juillet 2020 à Douala quatre présumés trafiquants d’ossements humains ont été interpellés lors d’une patrouille nocturne menée par les éléments de la compagnie de gendarmerie de Ndogbong. Leur butin en provenance de Bamenda (Nord-Ouest), a été intercepté au moment de sa livraison. Selon quelques indiscrétions, ces prévenus font partie d’un réseau bien huilé avec une organisation de travail bien structurée. Selon les infortunés le butin s’élevait à hauteur de millions de FCFA. Voilà comment la cupidité reste la seule raison d’être de plusieurs individus.  Ils enterrent les valeurs éthiques et morales, au gré d’une vie aisée, jalonnée de ressentiment et de peur.  

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