La correspondance du Minetat/Sgpr adressée au Sg/Pm, sur le sursis de la mise en œuvre de la collecte par voie numérique des droits de douane et taxes sur les téléphones et les terminaux importés sème le doute et la controverse.

Quelle est la pertinence de cette information qui s’est retrouvée curieusement dans les réseaux sociaux au point de devenir virale alors qu’elle n’avait pas encore atteint sa destination première ?

À qui profite le crime ? Qui a inondé les réseaux sociaux avec cette correspondance et dans quel intérêt ?

Et si en grattant le vernis il y avait un tacle irrégulier ou un acte d’antijeu à l’effet de jeter en pâture, verser l’opprobre, désavouer ou nuire à des collègues membres du gouvernement ?

“En exécution des très hautes instructions du président de la République j’ai l’honneur de vous faire connaître qu’il demande au premier ministre, chef du gouvernement de. . . ” écrit le Minetat/Sgpr au secrétaire général des services du premier ministre.

En d’autres termes c’est une correspondance en interne entre la présidence de la République et le premier ministère, deux administrations de haute facture au sommet de l’État. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? 

Le Minetat/Sgpr a écrit au Sg/Pm pour lui dire de dire au premier ministre que le président de la République a dit de dire à ses ministres des finances, celui des postes et télécommunications d’arrêter leur affaire là.

Dieu étant physiquement confiné depuis fort longtemps, le vice-Dieu est définitivement Dieu.

On peut être d’accord que le Minetat/Sgpr qui agit pour le compte du Président de la République, a une compétence liée, car il répercute les instructions du “Grand Patron”.

On peut également admettre qu’il s’agit d’un acte administratif unilatéral pris par le Minetat/Sgpr, compétent en la matière pour informer une autorité des instructions et position du Président de la République sur un objet.

Mais qui peut avoir organisé subrepticement la fuite et l’inondation dans les réseaux sociaux ? Et si cette information sensible en provenance de la présidence de la République était un Fake news ?

Peut-on faire une large diffusion de cette correspondance, la rendre crédible tant il est que, fraîchement signée le 19/10/2020, le Sg/Pm n’a même pas encore accusé réception, ni dit au Premier ministre de dire aux deux ministres (Minfi et Minpostel) ce que le Président de la République Paul Biya a dit de lui dire.

 Selon moi, il faut au moins un acte officiel. Sauf à vouloir se baser sur une correspondance prise sur les réseaux sociaux.

Le fait que cette correspondance se soit retrouvée dans l’espace public avant le Sg/Pm suscite moult interrogations. C’était voulue ou alors fait à dessein ?

Doit-on croire que cette correspondance s’est retrouvée sur les réseaux sociaux par hasard ou accidentellement ?

Peut-on s’interdire de penser qu’un des affidés du Minetat/Sgpr a volontairement balancé cette correspondance sur les réseaux sociaux dans une sorte d’adversité calculée, pour mettre hors-jeu, nuire dans l’indécence totale les deux ministres signataires de la plateforme ?

Visiblement, cette correspondance a été filmée dans la précipitation, comme si celui qui le faisait avait peur d’être pris sur le fait.

En attendant la vérification de l’authenticité de la correspondance, cette pratique met à nue la fragilité d’un système.

Il urge de mettre un terme à la porosité des fuites et la facilité avec laquelle, voyagent “sans destination fixe”, des correspondances administratives en interne, entre la présidence de la République et la primature.

On peut lire en filigrane ou entre les lignes que la bataille des longs couteaux pour le contrôle de la succession de Paul Biya à la magistrature suprême s’annonce explosive, houleuse, âpres. Tous les coups fumants sont permis.

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