Plongés dans l’approximation et l’amateurisme, certains dirigeants de notre football en sont encore à s’en remettre à l’esprit magico-religieux. Ils l’ont payé cash ! 

Nous sommes à la veille d’un Cameroun-Mali déjà décisif pour la qualification au deuxième tour du CHAN. Ngweha Ikouam, ci-devant coordonnateur de la sélection A ‘ du Cameroun, fait une entrée remarquée dans l’hôtel des Lions. Il est accompagné d’un homme qu’il introduit comme étant un redoutable voyant. Ce dernier prend la parole devant le staff technique des Lions. Son propos est d’une clarté de cristal. « Il faut faire jouer le dossard numéro 15 pour éviter une défaite au Cameroun ». 

La pilule passe mal. Le sélectionneur Ndtoungou ne comprend pas cette obsession pour la magie. Il y a en plus un problème. Le numéro 15 s’appelle Junior Ndedi, un joueur controversé emmené en complément d’effectif pour la compétition. C’est la panique dans la tanière. Une suggestion arrive. Il faut changer de numéro de dossard et attribuer le 15 à Banga ou Etame, les titulaires au poste. Contactés, les officiels de la CAF s’y opposent fermement. Les numéros sont attribués avant le début de la compétition et on ne peut les changer. Science et magie s’affrontent dans un combat sans merci. Et c’est finalement l’irrationnel qui triomphe. Ndedi est aligné en lieu et place d’Etame pourtant unanimement reconnu comme l’un des meilleurs Lions lors du premier match. 

Ndedi amorce le match. 25mn de cauchemar pour le défenseur en plein supplice sur l’aire de jeu. Martin Ndtoungou saute de son banc. Après tout, il a la charge de l’équipe et devra répondre de ce choix. Le remplacement est vite fait. Etame retrouve sa place en défense centrale et contribue à éviter une défaite quasi certaine face au Mali. Ouf ! Mais cette leçon du « Cogito » ne fait guère plier les marabouts de la tanière. A la veille de la demi-finale face au Maroc, un autre sorcier s’emmène et impose des incantations nocturnes à l’équipe. Il promet la victoire et empoche une belle prime de maraboutage. Au vu du match on se demande si ses sortilèges n’ont pas agi contre les Lions. Peut-être était-ce un « opposant » infiltré.

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