Tout ou presque est en arrêt après le grave incendie du 31 Mai dernier à la Sonara. Après concertation et évaluation des dégâts, la reprise des activités est prévue pour des « brefs délais », précise le communiqué du gouvernement.

Des barres de fer à même le sol. Des installations recouvertes de cendre. Des bureaux fermés. Une activité à la traine. Telle est la situation qui prévaut ce 03 Juin 2019, au siège de la Sonara à Limbe. Après la visite des flammes dans ses installations le Vendredi 31 Mai dernier aux alentours de 22heures, la paralysie est certaine. Preuves évidentes de la violence des dégâts enregistrés sur le site. Ce qui a donc mobilisé l’ensemble du gouvernement, au cours du weekend écoulé, pour tenter d’apporter des réponses aux préoccupations que suscitait cet incendie auprès de l’opinion publique nationale, mais aussi, de trouver les pistes de relance pour une sortie de crise sans turbulences. Au terme de sa concertation du 02 Juin dernier, le gouvernement tente donc de rassurer en ces termes : « Les dispositions sont prises pour l’approvisionnement continue de l’ensemble du territoire national en produit pétrolier, et la remise en état, des unités de productions dans les plus brefs délais. »

A l’heure qu’il est, aucune idée précise sur la reprise effective des activités à la Sonara n’est envisageable, rien non plus au sujet de l’estimation sur le coût global des travaux à effectuer n’est possible, le communiqué étant resté muet sur ces questions, personne ne sait donc rien de ce qui adviendra au cours des jours à venir. En revanche, le projet d’extension et de modernisation de la Sonara entamé depuis 2010, pourrait bien prendre un sérieux coup, malgré les prescriptions du Président de la République, relayées par le communiqué du gouvernement en ces termes : « Le Chef de l’Etat a donné des instructions fermes afin que ce malheureux incident n’est pas d’impacts négatifs sur la population riveraine et pour que le projet d’extension et de modernisation de la Sonara se poursuive normalement ».

Un projet d’extension composé de deux phases pour un montant global de 500 milliards de FCFA. La première phase déjà achevée, avait pour objectif d’améliorer la capacité de production de la Sonara, en la faisant passer de 2,1 millions de tonnes à 3,5 millions de tonnes par an. La deuxième phase pour sa part, consiste en l’installation d’un système d’hydrocraquage pour raffiner les pétroles bruts lourds produits au Cameroun. Pour le moment, la raffinerie achète essentiellement du brut léger du Nigéria et de la Guinée Equatoriale, qu’elle transforme afin d’approvisionner le marché national et régional dans divers produits pétroliers.  Butane, Essence Super, Jet, Pétrole Lampant, Gasoil, Distillat, Fuel Oïl.

En outre, déjà en 2002, la capacité de production de cette raffinerie inaugurée en 1981 était passée de 1,6 millions de tonnes par an à 2,1 millions de tonnes par an. La Sonara raffine actuellement moins de 10% du brut.  Avec la modernisation de ses équipements, la Sonara envisage de raffiner de plus grandes quantités de pétrole brut achetées, et satisfaire ainsi la demande de produits dont le marché camerounais et régional est demandeur, à l’instar du Gasoil et du kérosène.

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