Selon nos sources, les militaires camerounais ont réalisé cette prouesse, le 12 juin 2020 au cours d’une offensive.

L’opération a été conjointement menée par la Marine Nationale et le Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), apprend-on. Il nous a été aussi rapporté que les six pirates abattus étaient lourdement armés et écumaient la zone d’Idabato. Ils opéraient à bord d’une embarcation à moteur. Après le raid, les militaires camerounais ont mis la main sur un butin de guerre constitué d’armes à feu, de chanvre indien etc.

Le Golfe de Guinée essuie constamment des attaques pirates. L’épicentre de la piraterie maritime est le Nigéria. Ce pays connaît une insurrection dans le Delta du Niger avec le Mouvement pour l’Emancipation du Niger (MEND). Les côtes camerounaises sont menacées par le phénomène de la piraterie, notamment par les actions des Bakassi Freedom Fighters. Les manifestations de la piraterie sont diverses.

On déplore le vol de pétrole et de biens, l’enlèvement de personnes sur les plateformes off shore et les navires commerciaux contre demandes de rançons. Les causes de la piraterie sont la pauvreté, les tensions socio-politiques et les revendications communautaires. Les experts indiquent que les moyens de lutte contre la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée sont insuffisants.

Ce constat a poussé les Etats de la CEEAC à élaborer une stratégie de sécurité axée sur la gestion de l’information, les mesures de surveillance locale par la détection et la mise en commun des ressources, l’harmonisation juridique et fonctionnelle des opérations maritimes des Etats, l’autofinancement par un impôt local, l’organisation logistique, l’institutionnalisation d’une conférence maritime pour l’Afrique Centrale.

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