L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), invite le Président de la République à sortir de son mutisme observé depuis le depuis de la pandémie de coronavirus au Cameroun.

Le coronavirus gagne de plus en plus le terrain au Cameroun. Plus de 700 cas ont été enregistrés un mois après son arrivé sur le sol camerounais. Cependant, la voix du président Paul BIYA ne s’est pas encore fait entendre. Un tranquillité face à laquelle L’OMS réagit. En effet dans une correspondance écrite le 23 mars 2020 et rendu publique le 10 Avril 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé rappelle au locataire d’Etourdi, son importance intrinsèque dans la gestion de cette crise sanitaire. « Excellence, votre engagement personnel est nécessaire pour mobiliser les communautés et renforcer l’élan d’un mouvement sociétal contre la COVID-19. Votre voix et votre présence par l’intermédiaire des principaux moyens de communication et l’orientation fondée sur des bases factuelles et une vision claire des mesures à apporter que vous pouvez donner en vous adressant régulièrement à la nation auront une valeur inestimable », a écrit Tedros Adhanom, le Directeur général de ladite organisation.

En effet, le peuple camerounais ignore où se trouve son leader, celui-là même qui gère le palais de l’unité depuis 38 ans déjà. Certaines sources estiment qu’il serait en confinement à Mvomeka’a dans son village natal. C’est son gouvernement qui essaye tant bien que mal de conduire la locomotive. L’on observe cependant certaines discordances entre les membres de ce dernier. Les choses seraient peut-être différentes si le président lui-même était à son poste. Directeur général de L’OMS conclut sa correspondance de 4 pages en précisent que : « Le virus lui ignore les frontières ou les différences politiques, et les décisions prises dans un pays peuvent avoir des répercussions sur les efforts de riposte aux quatre coins du monde. La politisation de l’épidémie ou l’excès d’optimisme dans la riposte d’un pays peut constituer un obstacle insurmontable dans la lutte contre le virus – tant au plan national qu’au plan mondial ».

De toute l’évidence, une lettre, qu’elle soit publique ou privée espère un réplique favorable ou défavorable. Le silence n’est pas une réponse comme le laissent croire certaines philosophies.

Pour plus de détails, lisez ladite correspondance.

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