Malgré l’interdiction en 2016 de l’importation du fer venu de l’étranger, il continue cependant à traverser les frontières. Soumettant la fabrication locale à une forte concurrence déloyale.

Le fer à béton importé circule librement sur le territoire national  malgré son interdiction. Son importation avait portant été interdite du fait de la disponibilité en quantité et en qualité de la production locale. Mais certains cadres de l’administration accordent toujours des autorisations dites spéciales pour recourir au fer à béton venu de l’étranger.

Les férus du fer à béton importé brandissent tous types d’arguments pour justifier leur choix. Ils évoquent notamment sa plus grande solidité. Un argument contraire aux analyses effectuées sur des échantillons locaux par le Laboratoire national du génie civil (Labogénie) et  les expériences d’utilisation du fer à béton produit localement dans de grands chantiers d’infrastructures, à l’instar du 2e pont sur le Wouri, des stades d’Olembé, de Japoma ou encore des barrages hydroélectriques sortis de terre ces dernières années au Cameroun.

Pour renforcer la production locale, le site Investir au Cameroun annonce une nouvelle usine de  la société Prometal, leader du marché du fer à béton et bien d’autres produits ferreux au Cameroun. Cette nouvelle usine qui verra le jour dans la zone industrielle de Bassa à Douala, projette de faire passer la production globale de la société Prometal de 200 000 tonnes par an à plus de 300 000 tonnes. Investissement d’environ 40 milliards de FCFA soutenu par un consortium de quatre banques locales, et exécuté par le constructeur allemand SMS Group.

Cette usine est présentée par ses promoteurs comme l’usine de transformation de fer la plus moderne, et produisant la gamme de produits la plus diversifiée en Afrique subsaharienne.

Celle-ci aura la particularité de permettre la mise sur le marché de nouveaux produits, jusqu’ici importés par la plupart des pays d’Afrique. « Il s’agit notamment des poutrelles, des cornières, des fers plats et des fils machines qui sont des produits intermédiaires permettant de fabriquer les clous, les fers lisses et les vis », cite le journal. C’est dire donc si l’industrie locale  se prépare contre la fraude organisée.

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Journal du Cameroun

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