C’est ce qu’on retient des investigations faites par l’Organisation Non Gouvernementale « SOLIDARITES INTERNATIONAL. »

D’après l’organisation, la situation sécuritaire s’est fortement dégradée dans tout le pays depuis le début de l’année 2019, rendant les conditions d’accès particulièrement difficile pour les acteurs humanitaires, en particulier dans l’Extrême-Nord. La région reste dans un état d’insécurité constante, en raison de la présence du groupe Boko Haram et d’affrontements directs avec l’armée camerounaise.

SOLIDARITES INTERNATIONAL affirme que près de 80 % de la population est rongée par une pauvreté structurelle importante. De même, l’arrivée des réfugiés centrafricains et nigérians a considérablement augmenté la pression sur les ressources naturelles, pouvant provoquer des tensions entre la population réfugiée et les communautés d’accueil.

La crise dans la région de l’Extrême-Nord a de lourdes conséquences sur tout le pays, en particulier sur les activités économiques et les moyens de subsistance locaux. La fermeture de la frontière avec le Nigéria a perturbé les activités agricoles et économiques, notamment le commerce et a renforcé le besoin accru de protection de la population. Les difficultés s’entendent aussi dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, avec 1 093 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire en 2019.

L’insécurité alimentaire structurelle, la pauvreté et l’accès limité aux services de base sont exacerbés par les déplacements. Plus de 55% de la population rurale n’a pas accès à l’eau potable et 80% à un assainissement de base au niveau national, avec pour conséquence une vulnérabilité aux épidémies. 851 cas de choléra ont été confirmés dans les régions du Nord entre 2018 et juillet 2019. On constate donc une détérioration rapide et croissante des conditions de vie des populations hôtes et déplacées.

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