L’observateur national de l’Union nationale des associations responsables de l’économie sociale (Unares) revient d’une mission dans le département du Ndé. Il décrit le déroulé du scrutin des élections régionales du 6 décembre dernier dans cette partie du territoire camerounais.

Au soir du 6 décembre, jour des élections régionales, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, affirme que le scrutin s’est déroulé dans le calme dans toute l’étendue du pays. Vous étiez sur terrain à Bangangté dans le département du Ndé, entant qu’observateur international. Avez-vous un son se cloche différent de celui du ministre ?

Je remercie Camer.be qui me donne cette opportunité de parler du déploiement de notre organisation sur le terrain. Concernant les élections dans le Ndé, il serait difficile de contredire le ministre Atanga Nji. Simplement parce que les candidats partie prenante à cette élection sont tous d’un même parti, le Rassemblement démocratique du Peuple Camerounais (Rpdc) y compris les chefs traditionnels. Ils sont logés dans le fief politique du président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, donc, n’ont pas droit à l’erreur. Pour tout dire, il n’y avait pas d’adversité. Il en est de même pour les quatre blocs de conseillers municipaux (Bassamba, Bangangté, Bazou et Tonga) sont tous du même parti. Pour les mêmes raisons suscitées, il serait extraordinaire de voir des candidats ou électeurs ramer à contre-courant. J’ai dû constater dans l’ensemble, l’absence de pas plus de trois électeurs conseillers municipaux. Ce qui est normal dans une élection.

La presse a annoncé le 100% dans le Ndé ?

Vous savez ce que recherche une certaine presse au Cameroun.

Vous étiez au fait de ce que le Rdpc ne pouvait pas aller contre le Rdpc. Donc une élection monocolore. Que recherchiez-vous sur le terrain ?

Notre mission consiste à constater que les élections aient eues lieu et d’observer l’ensemble du scrutin. C’est aussi parfois une question de stratégies que nous gardons en interne. De manière générale, nous nous limitons aux faits et notre rapport ne s’accommode qu’aux faits tels que collectés sur le terrain.

Votre rapport a-t-il un poids ?

Notre mission n’est pas non plus de nous positionner en parti-opposant contre le gouvernement. Mais notre mission s’inscrit davantage à rédiger des rapports après une consultation électorales, faire des recommandations au gouvernement à l’effet d’améliorer l’opérationnalisation et l’organisation des scrutins, se rendre parfois compte qu’il y a encore des choses à corriger dans notre démocratie.

Au sujet des manquements relatifs à la démocratie, vous avez quelques marqueurs ?

Organiser une élection sans adversaires, y mettre des moyens, dont autant d’indicateurs du fait que nous ne sommes pas encore totalement dans la démocratie.
Serieux et ponctuel

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