Interpellés le 18 septembre, ils ont été placés sous mandat de détention provisoire à la prison centrale de New-Bell, à Douala.

La prison centrale de Douala sise au quartier New-Bell s’enrichit de nouveaux pensionnaires. Il s’agit de Moussa Bello, Etienne Ntsama, Mira Angoung et Membou Tehle, qui y séjournent depuis mardi, 22 septembre. Ce quatuor est constitué des membres de l’organisation « Stand-up for Cameroon », qui ont été interpellés le 18 septembre au sortir d’une réunion au siège de cette organisation au quartier Bali. Ces derniers ont été placés sous mandat de détention provisoire dans ce pénitencier, après avoir été inculpés en l’absence de leurs conseils, de « tentative de conspiration, révolution et insurrection » par le Tribunal militaire de Douala.

Après plusieurs jours de garde à vue à la légion de gendarmerie du Littoral à Bonanjo, les efforts consentis le mouvement « Stand-up for Cameroun » et le Cameroon People’s Party (Cpp) pour obtenir leur libération ont été vains. A la veille de leur déferrement à la prison centrale de Douala, les mêmes conseils ont adressé une « requête aux fins d’intervention » au procureur de la République près le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo. Dans cette requête, le cabinet d’avocats Tamfu & Co. Law Firm ont présenté les faits depuis leur « brutale » interpellation par des antigangs sans aucun mandat ni titre de justice. D’après ces avocats, « sous les menaces diverses, ils ont été contraints de faire des déclarations sans la présence de leurs avocats » qui n’ont pu les rencontrer que le lendemain, avec l’intervention d’un magistrat du parquet assurant la permanence.

« Le dimanche 20 septembre 2020, leurs conseils, amis et membres des familles venus leur rendre visite et apporter des rafraichissements ont été chassés par une escouade de la gendarmerie lourdement armée », dénonce le cabinet. Par ailleurs, Etienne Ntsama, l’un des gardés à vue qui a une santé fragile « s’est vu confisquer ses médicaments lors de son interpellation ».

La demande du cabinet d’avocats de susciter l’intervention du procureur de la République est restée lettre morte. Il était question pour la défense de voir par quel moyen « mettre un terme aux abus dont sont victimes les requérants en leur permettant de recouvrer la liberté ».

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