Après le massacre de sept élèves à Kumba, plusieurs acteurs politiques ne s’accordent toujours pas sur le moyen de mettre fin au conflit  dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Quatre ans de guerre, plus de 3000 morts des milliers de déplacés, l’insécurité ne cesse pour autant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. António Guterres, le secrétaire général de l’ONU prône le dialogue comme sortie de crise. Il s’est montré prêt à soutenir un processus de dialogue inclusif.

Dans sa logique Maurice Kamto, le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Pour lui, « les propos d’António Guterres montrent non seulement que le dialogue est la seule solution, mais surtout que ce qui a été fait jusqu’alors et qu’on a appelé ‘Grand dialogue national’ n’en était pas un».

Le politologue Mathias Éric Owona Nguini, affirme dans les colonnes de Jeune Afrique que la solution à ce conflit passe par la mise en déroute des groupes séparatistes.  « Les séparatistes armés ne veulent pas autre chose que la sécession. On ne pourra pas sortir du conflit si on ne les a pas neutralisés. L’usage de la force est impératif. »

Le vice-recteur de l’Université de Yaoundé 1 ajoute que : «  Les luttes de souveraineté se gèrent avec une lucidité froide plutôt qu’avec un sentimentalisme candide ou une puérilité démagogique. »

Le gouvernement avait organisé un dialogue en 2019 à Yaoundé. Un an plus tard la guerre persiste sur le terrain. Des indiscrétions font régulièrement état de  discussions ouvertes en coulisse entre le gouvernement et les séparatistes. Mais le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi en fait le  démenti. Les armes continuent de crépiter dans le NOSO.

 

 

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