Nyong et Kelle. Si la victoire du Rdpc semble acquise à l’issue des élections régionales du 06 décembre prochain, il persiste tout de même un brin d’incertitude dans certaines circonscriptions.

Le Nyong et Kelle en fait partie. Et l’Union des populations du Cameroun, pour qui cette localité a été un bastion historique, a choisi, même sans le moindre conseiller municipal, d’entrer dans la course. Ce qui n’est pas anodin

Ya-t-il un quelconque intérêt à accorder aux élections régionales attendues le 06 décembre prochain au Cameroun ? La convocation des collèges pour les élections des tout premiers conseillers régionaux du Cameroun le 07 septembre dernier, a suscité des réactions diverses dans la classe politique camerounaise.

Les électeurs seront les conseillers municipaux et les chefs traditionnels. Ce qui laisse penser à une victoire avant l’heure du Rdpc, le parti au pouvoir, qui a comme souvent ces dernières années raflé la large majorité des sièges dans les conseils municipaux à la suite des élections du 09 février 2020.

La situation actuelle ressemble donc fort à celle qui a précédé les deux premières élections sénatoriales au Cameroun, avec chaque fois un corps électoral composé de conseillers municipaux, pour la plupart Rdpc. Et avec chaque fois, les résultats qu’on aurait pu attendre.

Pourtant, si certains partis de l’opposition ont très vite indiqué qu’ils ne participeraient pas à ces autres élections, le Rdpc ne sera pourtant pas le seul sur la ligne de départ le 06 décembre prochain.

Certaines joutes s’annoncent même particulièrement incertaines. C’est le cas de la compétition entre le Pcrn de Cabral Libii et le Rdpc dans le département du Nyong et Kelle. Mais pas que ! L’Union des populations du Cameroun (Upc), dont ce département est l’un des bastions traditionnels, pense avoir son mot à dire dans la bataille, malgré le fait que le parti n’y compte pas le moindre conseiller municipal.

«Qu’on ait des conseillers ou non, il y a des upécistes dans tous les partis politiques. Nous sommes candidats en espérant que les upécistes de ces partis concurrents pourront nous voter», affirme Sylvestre Nyeck Nyeck, ancien maire Upc de Makak. Le secrétaire général adjoint de l’Upc pense surtout à la possibilité qu’il n’y ait pas de majorité absolue.

Ce qui conduirait donc à une répartition proportionnelle. Mais on imagine bien que dans le Nyong et Kelle, cette situation où, en dehors des deux gros favoris et du parti historique, un autre, le Purs de Serge Espoir Matomba est aussi en course l’incertitude concerne surtout le leadership entre le Pcrn et le Rdpc.

Le premier, majoritaire, contrôle un peu plus de la moitié des dix communes du département, avec 119 conseillers municipaux.

Le second le talonne de près avec 117 conseillers municipaux. Il ne faut donc que bien peu de choses pour que la victoire bascule d’un côté ou de l’autre. En plus, en dehors des délégués départementaux, les collèges électoraux sont constitués également des représentants des chefs traditionnels qui ont certainement leur mot à dire également.

En réalité, l’Upc pourrait plus jouer un rôle d’arbitre entre le Pcrn et le Rdpc. Pour le Pcrn, il s’agit de confirmer la bonne lancée partie de la présidentielle de 2018 et qui s’est confirmée lors des législatives et municipales du 09 février 2020. Pour le Rdpc, le défi est de reconquérir un terroir qui a souvent fait le yo-yo
entre le pouvoir et l’opposition. Ce ne serait pas la moindre des victoires !

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