Près de 4000 jeunes de la région du Centre sont du Bataillon d’intervention rapide depuis hier, au camp de la Garde présidentielle d’Obili à Yaoundé.

Appartenir au Bataillon d’intervention rapide (BIR) n’est pas du tout facile. Tant le recrutement au sein de ce corps d’élite des forces armées impose une endurance psychologique et physique à toute épreuve. Pourtant, il attire. C’est du moins ce qui se donnait à voir hier matin au site de la Garde présidentielle (GP) d’Obili à Yaoundé hier matin, où 3 986 jeunes gens passaient les visites médicales sommaires.

En face du portail principal, ils étaient plus d’une centaine de jeunes. Bout de pain et bouteille d’eau ou de jus en main, ils s’alimentent en vue d’emmagasiner le maximum d’énergie. « Il parait qu’à l’intérieur, c’est chaud », lance un aspirant. Après présentation des reçus de dépôt de dossier au recrutement et celui donnant accès aux visites médicales délivré par une microfinance de la place, ils peuvent franchir la barrière érigée à l’entrée. Puis, conduit au stade non gazonné du Complexe sportif de la CP, ces jeunes gens, dont l’âge oscille entre 18 et 23 ans sont assis à même le sol. Comme s’ils s’étaient passés le mot, ils arborent une coiffure uniformisée et une tenue de sport, pour la plupart. 

Pour la journée d’hier, trois étapes devaient être franchies. Les deux premières, relatives à l’accueil et à l’identification, imposaient l’appel des candidats par ordre alphabétique, avec vérification des noms sur les listes après présentation de sa carte nationale. Sanctionnée par la remise d’un bracelet de couleur verte, rouge, jaune …, cette étape donne accès aux ateliers santé consistant à vérifier de l’acuité visuelle, l’audition, ainsi que de la tension artérielle. L’objectif étant de se « rassurer que le futur Birois peut voir et entendre à plus de 5 m », explique l’un des encadreurs. Au bout de la chaîne, six médecins militaires procèdent à des examens corporels sommaires.

Lancées hier, les épreuves liées au recrutement au sein du BIR devraient s’achever le 9 février prochain. Pour être retenu parmi les 2 200 éléments attendus, le commandant Marc Edouard Tete, chef de bataillon explique que les candidats devront encore subir des visites médicales approfondies. Mais ce filtre ultime dépend de l’aptitude qu’auront démontré les candidats, en bravant les épreuves de course de 20 km avec charge, de 10 km sans charge et une marche-poteau.  Cette dernière épreuve qui vise à cultiver l’esprit de solidarité et d’équipe, les invite à porter à plusieurs, et à braver les écueils imposés par le relief naturel, un poteau dont la longueur et le poids restent à déterminer.

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