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Pendant que la partie camerounaise brandit les protocoles covid comme raison de la tenue du match Cameroun # Malawi à huis clos vendredi dernier, la Caf, par voie de courrier adressé à la Fecafoot, affirme que les informations qui lui sont parvenues sur l’état de l’infrastructure ont été tronquées.

Par quel bout qu’on veuille prendre l’affaire, le fait  évident est qu’il y a dissonance entre l’État du Cameroun et la Confédération africaine de football sur l’état actuel du stade d’Olembé. Entre disponibilité de l’infrastructure (du moins la première partie du complexe) et inachèvement des travaux du stade, les deux parties ne semblent ne pas s’accorder.

Dans un courrier adressé à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) vendredi dernier, la Caf fait de graves révélations relatives à la décision de jouer à huis clos le match Cameroun # Malawi du 3 septembre dernier, comptant pour la première journée des éliminatoires de la Coupe du monde de football Qatar 2022. « L’autorisation de jouer le match en question au stade d’Olembe a été donné sur la base d’informations tronquées, qui ne rendaient pas compte du fait que le stade est encore à ce point en chantier, que l’accueil du match international comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022 n’est en principe pas possible », révèle le secrétaire général de la Caf, Véron Mosengo-Omba.

Or, peu avant cette sortie du n°2 de la Caf, la Fecafoot a tôt fait de dévoiler l’auteur de ladite décision, et surtout la raison ayant conduit à ce choix. « La Fédération camerounaise de football (Fecafoot) informe le public sportif et l’opinion publique que la Confédération africaine de football (Caf) a décidé, en application des protocoles COVID-19 des matchs de la Caf et de la Fifa en vigueur, de ne pas autoriser la présence des spectateurs pour le match Cameroun # Malawi…

En conséquence, la rencontre… se déroulera au complexe sportif d’Olembe à Yaoundé dans un huis clos total », a expliqué le nouveau secrétaire général par intérim, Parfait Siki, dans communiqué porté à l’attention du public. Des propos visiblement contraires au discours de la Caf, lequel précise que c’est « suite à nos échanges (avec les autorités camerounaises, ndlr) au sujet du match [Cameroun # Malawi], aux informations échangées avec le ministre des Sports et avec le responsable de notre équipe venu évaluer l’état du stade d’Olembe » qu’elle a pris la décision de faire jouer cette rencontre à Olembe. L’on se souvient que le dernier passage d’un émissaire de la Caf à Olembé remonte en août dernier, lequel aurait donné de fausses assurances à la Caf ? Est-ce le ministre des Sports et de l’Éducation physique camerounais, avec qui la Caf dit avoir eu un échange, ou alors le responsable de son équipe qui était récemment au pays des Lions indomptables, spécialement pour évaluer l’état de l’infrastructure ? Impossible pour le moment de donner une réponse exacte à cette interrogation.

Mais plusieurs questions méritent d’être tout de même posées. La première est de savoir qui a donné les assurances que le stade Olembe était prêt à accueillir un match des éliminatoires du mondial 2022 alors même que, si l’on s’en tient à la liste des stades homologués par la Fifa pour ces éliminatoires, qui circule sur les réseaux sociaux, le stade Olembe n’y figure pas ? Le deuxième questionnement c’est : était-on obligé d’ouvrir les portes du stade Olembe alors même que les travaux s’y effectuent toujours à l’intérieur ? Le troisième : pourquoi le huis clos avec des membres du gouvernement en tribune, avec une dérogation spéciale de dernière minute faite à la presse étrangère, grâce à une correspondance du ministre des Sports adressée à son homologue de la communication le même jour, alors même que le face à face République centrafricaine # Cap-Vert s’est joué deux jours plus tôt au stade Japoma à Douala, en présence de la presse nationale ? Or, sur demande à la Caf, au même titre que le Cameroun, la Côte d’Ivoire a obtenu l’aval de faire entrer 10.000 spectateurs ce jour dans le cadre de la 2e journée de cette campagne éliminatoire à la Coupe du monde.

Toutefois, la Caf entend voir un peu plus clair sur cette nouvelle affaire relative au stade d’Olembe. « Les responsabilités seront évaluées et la Caf en tirera les conclusions utiles », annonce Véron Mosengo-Omba. Il faut dire que ce face à face Cameroun # Malawi, au-delà du huis clos qui a été imposé au public, a également été interdit à la presse sportive nationale. Ce qui a suscité le courroux des hommes et femmes de médias au point, non seulement de boycotter la conférence de presse d’avant match la veille, mais aussi de saisir la Caf et la Fifa par voie de correspondance.

Lancé en 2009 par la pose de la première pierre, le stade d’Olembe en est à sa 12e année d’exécution des travaux. À ses débuts, l’État va se heurter à la question des indemnisations à résoudre. Ce qui va ralentir les travaux, au point de connaitre un arrêt. Lorsque la Caf attribue l’organisation de la Can 2019 (basculée en 2021) en 2014, le projet de construction du stade d’Olembe est à nouveau activé, avec comme entreprise constructrice Piccini, à qui le marché est passé le 30 décembre 2015. Après une brouille avec le consortium italien, l’État du Cameroun lui retire le marché et l’attribue, le 30 novembre 2019, à l’entreprise canadienne Magil. Le nouvel adjudicataire du complexe d’Olembe, à sa prise de fonction, annonce la livraison du stade au mois de novembre prochain.

Mais pour l’heure, les travaux sont rendus à l’habillage du stade. Reste à exécuter la pose du tarmac sur la piste d’athlétisme, le dégagement de l’ensemble des voies d’accès au stade, l’installation de la couverture réseau et de la connexion internet dans l’enceinte et même des différences pièces de l’infrastructure, pour ne citer que ces points-là.

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