Le bilan a été dressé par Robert Amsterdam, l’un des avocats du leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, le Pr Maurice Kamto.

Malgré tous les messages de mis en garde envoyés par le gouvernement, rien n’a réussir à décourager les fidèles militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC). Suite à des marches visant à renverser l’interminable mandat du Président Paul Biya (38 ans au pouvoir), des centaines de personnes sont actuellement en détention dans plusieurs régions du Cameroun. Les chiffres exactes sont contenus dans le tweet de l’un des actionnaires du cabinet « Amsterdam and partners LLP » :« Selon les données recueillies par le MRC, 589 personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations nationales ».

Dans la ville de Bafoussam, les manifestants ont tenté de justifier les raisons de leur descente dans les rues. Ils auraient marché pour demander la fin des violences dans les du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. « Nous sommes des citoyens camerounais. La démocratie ce n’est pas la guerre. Nous sommes camerounais et nous avons nos droits… La démocratie n’est pas obtenue par la guerre », scandait-il. Malgré ce justificatif, plusieurs personnes ont été mis aux arrêts par la police.

Parmi ces interpellés, on signale Alain Fogue trésorier du MRC ou encore Oliver Bibou Nissack, dont on ignore aujourd’hui le lieu de détention.  Il y a aussi, 06 sont en garde en vue à la Brigade territoriale de Bandjoun et 08 au Commissariat de sécurité publique de Bandjoun…

Robert Amsterdam informe que ces derniers traversent actuellement des moments difficiles suite au traitement inhumain qu’ils subissent. Il y’a « plusieurs décès, des injections de substances inconnues, des tortures et des traitements dégradants, et d’autres blessures ».

Pour rappel, le cabinet « Amsterdam and partners LLP» a été recruté par l’opposant Maurice Kamto dans le but de défendre les droits des manifestants qui seront interpellés lors des marches du 22 septembre. Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, Robert Amsterdam avait prévenu les autorités camerounaises contre des éventuelles violations des droits de l’Homme. « Nous vous informons également de notre intention de demander des comptes aux autorités de la République du Cameroun pour toute violation éventuelle des droits de l’homme, des droits civils et de la sécurité physique du Professeur Kamto, des membres du MRC, et de tous les participants aux manifestations pacifiques et aux activités de l’opposition le 22 Septembre et ultérieurement. » A averti l’avocat canadien.

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