Depuis le 22 septembre 2020, Olivier Bibou Nissack est aux mains de la police judiciaire pour des faits dont nous ignorons la teneur, n’étant pas dans le secret de l’instruction, très peu d’informations ayant filtré sur la question et n’ayant pas eu l’occasion de le rencontrer en personne.

Tout ce que nous savons c’est qu’il aurait été interpellé dans la foulée des manifestations publiques organisées (et qui avaient été interdites par les autorités administratives), le 22 septembre dernier dans diverses localités du pays, par le parti politique dans lequel il milite depuis quelques mois et qu’il a rejoint dans le cadre de la dernière présidentielle d’octobre 2018, à l’époque, en qualité de porte-parole du président de cette formation politique, alors candidat à la Présidence de la République dans le cadre de cette élection.

Notre intention ici n’est pas d’interférer dans une affaire judiciaire en cours, encore moins de mettre la pression sur qui que ce soit (en avons-nous d’ailleurs la stature ou les capacités nécessaires ?), c’est plutôt une démarche de plaidoyer auprès des autorités compétentes afin qu’elles fassent preuve de magnanimité à son endroit.

Pour être plus clair, nous sollicitons sa RELAXE, et si ce n’est pas possible, à le LIBERER provisoirement pendant que l’instruction suit son cours (pour dire que nous sommes preneur de toute concession qui pourra être faite à son bénéfice). Notre démarche est motivée par trois choses.

D’abord, au nom de l’amitié concitoyenne, intellectuelle et fraternelle. En effet, sans partager son engagement ou son militantisme politique (ne nous intéressant pas à l’engagement politique partisan), nous avons cependant le plaisir de le compter comme ami, l’ayant rencontré, il y a quelques années autour d’une rencontre d’échanges dans une émission d’une chaine de radio de la place (émission qui sera malheureusement annulé du fait d’une panne électrique) et du fait de la qualité et de la pertinence de la discussion que nous avons eu à cette occasion, nous avons gardé le contact. Son grand amour pour notre patrie et son continent explique certainement son engagement multiforme et sa passion si souvent débordante pour toute question s’y rapportant. C’est également un esprit brillant avec qui on aime discuter tant sa soif de culture et sa générosité intellectuelle accrochent forcément. En bref, n’étant homme de trop d’étalage, nous dirons simplement que c’est un ami et un frère qu’il nous chagrine d’imaginer aujourd’hui dans la tourmente.

La seconde raison est humaine. En effet, comme nous le savons tou(te)s, Bibou Nissack est un jeune père de famille sur lequel comptent énormément les siens, surtout ses enfants encore en bas âges et dont la présence du papa est d’un réconfort rassurant. Et que dire de sa jeune compagne ? Pour le dire en quelques mots, sa jeune famille a grand besoin de lui, et nous ne pouvons que appeler à l’humanisme des autorités compétentes afin qu’elles prennent en compte le désarroi de cette famille, de ces petits enfants à qui leur papa manque. Pour qui a vécu l’absence d’un parent, l’anxiété de ces enfants n’est certainement pas étrangère, et qui a vécu l’absence d’un(e) conjoint(e), le désarroi de la mère des petits est très saisissable.

Pour finir, nous pensons qu’il n’est pas profitable pour une démocratie d’avoir des hommes politiques en prison, à moins que les faits qui lui sont reprochés ne relèvent pas de la politique, mais d’autres aspects (pénal, sécurité nationale, etc.). Par ailleurs, c’est également le lieu, tout en saluant l’ouverture libertaire intervenue dans notre pays depuis 1990 et des avancées effectuées depuis dans ce sens, d’en appeler à une plus grande tolérance dans notre espace public, afin de permettre une grande participation citoyenne, ouvrant ainsi l’horizon de nouveaux possibles en termes de propositions et d’initiatives, dont les retombées ne seront pas seulement politiques, mais également économiques, sociales, culturelles, intellectuelles, etc.

Nous espérons que notre modeste sollicitation tombera dans une oreille autorisée et qu’elle connaitra une suite favorable.

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