La troisième et dernière session ordinaire de l’année législative 2020 s’ouvre ce jour à l’Assemblée nationale et au Sénat. Consacrée essentiellement au vote et à l’adoption de la loi de finances de l’exercice budgétaire 2021 de l’Etat du Cameroun, elle s’ouvre dans un contexte de regain de la crise dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest, sur fond d’assassinats, d’enlèvements et d’attaques, notamment dans des établissements scolaires.

Après les réactions indignées suscitées à travers la planète par le carnage du 24 octobre dernier dans un complexe scolaire privé de la ville de Kumba, dans la Meme (Sud-Ouest), il n’est pas exclu que lors des questions orales aux ministres, les députés et les sénateurs mettent la pression au gouvernement pour qu’il fasse la lumière sur cet assassinat de masse. Ils pourraient également demander à savoir ce qui est fait pour une sortie de crise définitive.

Sur son compte Facebook, Engelbert Essomba Bengono, député Rdpc, appelait il y a quelques jours ses collègues à soutenir la création d’une commission parlementaire spéciale dédiée à la situation dans ces deux régions, en application de l’article 31 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et au regard de l’intérêt national que suscite cette situation.

Très attendu lors de la session qui s’ouvre ce 12 novembre, le programme économique et financier du gouvernement, qui va être présenté par le Premier ministre. Le secteur privé sera très attentif à ce qui va se dire devant le Parlement ; lui qui, frappé de plein fouet par la crise du coronavirus, attend du gouvernement des solutions concrètes pour la relance. L’autre grand enjeu de cette session tourne autour du budget de l’Etat, qui a subi une coupe de 542,7 milliards Fcfa cette année par rapport à 2019.

Dans un contexte difficile marqué par une baisse considérable des recettes de l’Etat, il devrait, au mieux des cas, stagner autour de 4409 milliards Fcfa ; et au pire des cas, subir une nouvelle coupe. La question de la portion du budget de l’Etat à affecter à la décentralisation et au développement local, soit 15% de l’enveloppe globale, ne devrait pas être la dernière préoccupation des élus parlementaires.

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