Le 30 Janvier 2020 pendant une marche pacifique en hommage à leur collègue, plusieurs d’enseignants ont été massacrés et embastillés par les agents de sécurité.

La police anti-émeute a dispersé un regroupement d’enseignants à Yaoundé le 30 Janvier 2020, en les aspergeant d’eau et de gaz lacrymogène. Plus de 5000 enseignants, venus de divers horizons du Cameroun, ont envahis le CHU à Yaoundé, en hommage à leur collègue Kevin NJOMI TCHAKOUNTE, assassiné le 14 Janvier 2020 par son élève au lycée de Nkolbisson.

Les membres de la famille nucléaire, les collègues, les amis, pour ne citer que ceux-ci, étaient tous présent sur le site. Ils ont vécu un calvaire de la part des forces de défense, déployé sur le terrain pour assurer la paix. Ils ont fait usages des produits toxiques, qui ont conduits plusieurs personnes à l’hôpital. Certaines sources contactées évoquent plusieurs enseignants mis aux arrêts, ils seraient détenus au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED).

Les voix se sont levées pour dénoncer le traitement infligé aux enseignants. Selon le Président du Parti Camerounais pour la Réconciliation National Cabral LIBII, ces enseignants « ont le droit d’éprouver collectivement, au moins ponctuellement, la douleur de leur corporation! ».  Il poursuit son intervention en affirmant que c’est « inutile » de verser des produits chimiques sur des personnes libres d’exprimer leur émotion. « Des gaz lacrymogènes et des canons à eau sur des enseignants qui rendent hommage pacifiquement à leur collègue décédé inutilement. Quelle cruauté inutile! Quelle inconséquence ! »

Une telle réaction de la part du gouvernement aurait amplifié la crise dans les régions anglophones du Cameroun. C’est d’ailleurs un aspect que Cabral LIBII a souligné. « En refaisant les mêmes erreurs qui ont abouti à l’irréversible crise anglophone, nous avons la preuve, si certains avaient encore le doute que nous sommes dirigés par des créatures méchantes et incompétentes », se mécontente le candidat aux législatives du 09 Février 2020.

Le décès de NJOMI TCHAKOUNTE, et la situation des enseignants au Cameroun fait couler beaucoup d’encre et de salive. Au moment où se déroule les campagnes pour les législatives et Municipales du 9 février 2020, massacrer les enseignants est une réaction qui ne joue pas en faveur du régime en place. De toutes les façons, il est important de rappeler que Samedi le 1er Février 2020, la terre des ancêtres de Kévin Boris NJOMI TCHAKOUNTE qui l’a vu naitre il y a 26 ans, va définitivement se refermer sur lui, face à l’impuissance des enseignants et des différentes familles accablées par le chagrin.

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