La pandémie du COVID 19 a profondément bouleversé l’ordre social et économique du monde, et précipité les gouvernants, les citoyennes et les citoyens dans des interrogations infinies. Ce sont en effet toutes les prévisions de croissance, toutes les programmations culturelles de même que l’ensemble des plans individuels et collectifs à tous les niveaux, aux quatre coins de la planète, qui sont dorénavant compromis.

Et comme si cela ne suffisait pas, des précipitations jamais égalées, particulièrement ravageuses, destructrices et meurtrières, sont venues s’ajouter, en rappelant ainsi à l’humanité toute entière, que le réchauffement climatique constitue le premier chalenge auquel nous devons faire face.

Des dirigeants aux plus hauts niveaux et cumulant les plus grandes puissances en moyens, en ressources de toute nature et en influence, à l’instar du président des Etats unis, du président du Brésil et du premier ministre britannique, qui avaient pris des libertés et se permettent encore de prendre des libertés avec ces réalités, ont fait l’amère expérience en mettant leur propre santé en jeu. Nous sommes néanmoins heureux qu’ils soient tous finalement hors de danger, grâce à la vitalité de la médecine. C’est le lieu de souhaiter un prompte et effectif rétablissement à Monsieur Donald TRUMP, candidat à sa propre succession.

Face à cette situation qui interpelle plus que jamais la gouvernance nationale et internationales, la cohésion des nations, ainsi qu’une meilleure coordination des renseignements et des enseignements, alliées à la mutualisation solidaire des efforts de réponses, s’imposent.

Qu’en est-il de notre pays, le Cameroun ?

Il est important, avant toute chose, de se féliciter de la réussite de la rentrée scolaire. En effet partout sur l’ensemble du territoire national, les enfants ont repris le chemin de l’école avec calme, tranquillité, encadrement, espoirs et sérénité. Certes, la situation n’est pas encore tout à fait revenue à la normale dans les régions du Nord-ouest, du Sud-ouest et de l’extrême-nord, mais en général, il y a lieu d’apprécier positivement la démarche méthodique, résolue et très réfléchie du gouvernement. Des écoles, des collèges et lycées ont effectivement repris du service dans ces régions, avec les efforts de reconstruction sous la protection de nos forces de défense et de sécurité.

1 – La gestion de la Pandémie du COVID19

A l’unanimité, force est de reconnaître aujourd’hui, que le gouvernement camerounais a fait preuve d’une dextérité et d’une anticipation payantes, en ce qui concerne la gestion de la pandémie. La catastrophe que prévoyaient et souhaitaient quelques mauvaises langues ici et depuis l’étranger, ne s’est pas produite. Il faut saluer particulièrement la stratégie de communication, laquelle a impliqué très largement le secteur privé. Pour une fois, la synergie Public-privé a montré sa vitalité et son efficacité. Il faut garder le cap, Le Cameroun avance.

2 – Le Climat politique

Le MPDR fait le constat, avec regrets, que face à une interpellation mondiale profonde et urgente à la solidarité et à l’unissons, résultant du contexte international dépeint plus haut, certains compatriotes, mus par des ambitions personnelles inacceptables et ayant de toute évidence perdu le sens du patriotisme, se sont au contraire versés dans une surenchère incompréhensible. Cette démarche s’est traduite objectivement par des appels insensés au désordre, à la promotion implicite et parfois explicite d’un discours de la haine, de la fracture et des destructions.

Le MPDR fait le constat de ce que face à ces dérives, la réaction du gouvernement est demeurée mesurée, prudente et didactique. Nos forces de sécurité ont montré du professionnalisme, de la hauteur, de la discipline et du patriotisme.

Le MPDR observe, que l’apogée du désordre planifié, à la date du 22 septembre 2020, n’a pas atteint les objectifs sinistres de ses auteurs, de même que la suite dans les semaines d’après.

3 – Apaisement

Le MPDR, comme il l’a déjà fait, recommande vivement au Gouvernement, de mettre en avant la volonté d’apaisement et pour cela, de procéder à la libération après des enquêtes rapides, des personnes interpellées et toujours détenues. La sagesse reviendra dans leurs esprits avec le temps et les épreuves. Chacun aura compris que la violence, les diatribes, la provocation, les injures et la haine qui directement ou indirectement, opposent les ethnies, ne constituent pas le meilleur chemin pour faire la politique.

Les marcheurs doivent soigner leur maladie autrement, et repenser leur positivement, au lieu de vouloir perturber et traumatiser les enfants en cette rentrée scolaire délicate.

4 – Le dialogue et la négociation concrètement

Le MPDR loue tous les efforts entrepris par le gouvernement, ouvertement et secrètement, mais continue de recommander plus d’investissement dans ce sens. De nouvelles pistes doivent être explorées, de nouvelles stratégies élaborées et de nouvelles sources de médiation mises à contribution. Il demeure cependant incontestable, que pour dialoguer il faut être de bonne foi, que pour réconcilier il faut la paix, et que pour la paix, il faut des acteurs honnêtes, disponibles et respectueux d’un certain nombre de protocoles et de symboles.

5 – Au plan sportif

Le MPDR exprime ses vives inquiétudes sur la résurgence des dysfonctionnements et des bruits, dans la gestion du Football, notre sport roi, alors que la nouvelle équipe élue démocratiquement, a ramené la sérénité. Les problèmes apparus au grand jour entre diverses instances, ne sont pas de nature à crédibiliser notre pays, et surtout pas à encourager les sportifs. C’est un traumatisme qu’il faut écarter très vite. Une médiation sérieuse impliquant des personnalités indépendantes s’impose avec urgence.

Le MPDR s’insurge à ce propos, contre les auteurs des divulgations des documents malsains, aux fins d’attaques personnelles et de mises en cause ciblées. Tout cela doit cesser au plus vite. Cependant nul n’est au-dessus de la loi.

6 – Au plan international

Le MPDR regrette la dégradation de la situation en Asie centrale et dans les ex républiques de l’URSS, où la guerre est en cours et semble prendre de l’ampleur. Cette situation se produit malheureusement au moment où le Président des Etats Unis, a orchestré un affaiblissement de l’ONU, en attaquant les fondements du multilatéralisme qui constitue le principal garde-fou du système de sécurité collective établi en 1945 à San Francisco.

S’agissant de l’Afrique, le MPDR observe avec attention soutenue, l’évolution de la situation politique en Centrafrique, au Mali, en Côte d’Ivoire et en Guinée Conakry.

Le MPDR souhaite que partout, les peuples sachent faire le choix qui correspond le mieux, à la construction d’un destin heureux et à la promotion de la paix, quelles que soient les défaillances, les imperfections et les critiques du système électoral, et quelles que soit la forme de gouvernement. La violence avant, pendant ou après les élections, ne saurait, en aucune manière et pour aucune raison, constituer une solution intelligente.

Le MPDR, pour la Côte d’Ivoire précisément, prends ouvertement et clairement position contre les promoteurs de la haine dont l’épicentre et l’axe verbal, idéologique et doctrinal, est l’Ivoirité. En effet depuis le régime Nazi de l’Allemagne hitlérienne, c’est la première fois que des politiciens, des gouvernants, un gouvernant, un chef d’Etat, avait ouvertement annoncé et écrit l’exclusion, la marginalisation et la discrimination à l’endroit d’une partie de la communauté nationale (Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié). Ici c’était les Dioulas et les

musulmans du nord de la Côte d’Ivoire qui était visés, comme hier les Juifs. On ne peut pas faire aujourd’hui comme si on oubliait cela. One ne peut pas tolérer la recomposition de cette coalition, de cette alliance génocidaire, d’autant plus que ce sont les mêmes initiateurs, concepteurs et exécuteurs qui sont à nouveau à la manœuvre.

7 – Elections régionales

Le MPDR constate avec la plus grande satisfaction, que le processus vers l’élection des Conseils régionaux est irrémédiablement et méthodiquement engagé, notamment avec la publication des listes des candidats, de même que l’entrée des partis politiques en campagne. C’est une excellente avancée, une bonne nouvelle pour notre pays en cette étape de son évolution sur tous les plans, et sur tous les fronts. Le Cameroun avance.

8 – Les Médias internationaux et le Cameroun

Le MPDR regrette infiniment le comportement de certains médias internationaux quand il s’agit du Cameroun. En effet, on a l’impression et pus que l’impression, qu’ils agissent en coordination avec des fauteurs de troubles locaux, pour allumer des feux, gonfler les faits, surdimensionner les drames, encourager la révolte et des marches pour ensuite ridiculiser le peuple camerounais et toute l’Afrique. Cette pratique est contraire à toutes les normes de civilités internationales dans les rapports entre les Etats et la presse, et est de loin étrangère au souci déontologique d’informer objectivement.

Le MPDR réaffirme que le Cameroun n’est ni un exemple, un une exception ni une particularité. Le Cameroun est un pays avec ses problèmes comme tous les autres, son peuple, ses attentes, ses échecs et ses succès.

Dans tous les cas, le Cameroun est gouverné, a toujours été gouverné et sera toujours gouverné.

Le Cameroun n’est pas et ne sera jamais une terre à conquérir ou à reconquérir, et ne sera jamais une terre des aventuriers.

Le MPDR invite par conséquent tous les partenaires publics et privés du Cameroun, tous les médias nationaux et internationaux, à se garder de toute implication dans le désordre ou du côté du désordre. La seule option, c’est l’implication dans le dialogue, la promotion de la réconciliation, l’engagement pour la paix. C’est cela l’amitié, et c’est cela la responsabilité et l’objectivité./.

Vive le MPDR

Vive le Cameroun.

SHANDA TONME
Président, Médiateur Universel

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