Célestin Bedzigui pense que les forces de défense et de sécurité du Cameroun devraient d’abord gagner la guerre contre ces bandes armées, pour que l’on envisage désormais un « vrai » dialogue avec les figures modérées de la cause sécessionniste.

L’intégralité de son communiqué parvenu ce jour à la rédaction de camer.be

Cet acte illustre le degré d’inconséquence criminelle atteint par les sécessionnistes du NOSO. Il doit susciter  une réplique de l’Etat à la hauteur du défi qui lui est  lancé. Au-delà de leurs personnes physiques, c’est au symbole de l’Etat qu’ils représentaient qu’on voulu s’en prendre ces sauvages analphabètes politiques en tuant ces Chefs.

Analphabètes politiques, si, ils le sont  car s’ils ne l’étaient pas,   ils comprendraient que leur acte ignoble dessert leur cause, une cause dont la pertinence est chaque jour de plus en plus questionnable et obscurcie.

Au regard d’un tel méfait, l’État se doit de sortir de la logique timorée de riposte graduée du maintien de l’ordre  pour  celle d’une riposte massive dont l’objectif recherché sera désormais celui  d’une victoire militaire par un écrasement total de ces malfaiteurs, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur de nos frontières.

Ce n’est qu’après cette victoire militaire que pourra être organisé un dialogue avec le courant politique modéré de l’opinion dans le NOSO qui a été desservi et affaibli par un traitement maladroit par les sécurocrates sans intelligence du régime au début de cette crise, sécurocrates arrogant qui sont en partie responsables du dérapage de la situation qui a conduit au conflit armé.

Le dialogue, le vrai, portera alors sur les arrangements institutionnels et la mobilisation de nouvelles figures dont la crédibilité et le respect par les populations et les protagonistes auront  été établies.

Et la République survivra.

Sa Majesté Célestin Bedzigui

Chef Traditionnel Ekang.

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