Je veux vous dire la joie débordante qui est dans mon coeur. Parce que Dieu a voulu que je tienne une promesse que j’avais faite selon laquelle je reviendrais ici même avec le premier vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), M Mamadou Yacouba Mota. Alors je vous l’ai ramené ; il est là. J’aurais voulu que cette cérémonie ait lieu plus tôt, mais en dépit de nos efforts on l’a encore maintenu en prison pendant 20 mois. 

Nous avons pu gagner quatre mois grâce au travail acharné des avocats. Il devait passer 24 mois ; grâce à ce travail et la bénédiction du ciel il a passé finalement 20 mois. Mais ces 20 mois sont de trop, parce que ce sont 20 mois d’injustice. On ne prive pas un père de famille de sa famille injustement pendant 20 mois ; on ne prive pas un travailleur, je ne veux pas ici exalter ses diplômes ; c’est un ingénieur agronome qui était responsable de divers projets dans la région. Et c’est pour cela que nous sommes debout et on continuera de se battre jusqu’à ce que la justice règne dans notre pays. Ils vont voler ; ils ont volé la dernière élection, ils ont demandé les preuves on les a produites au conseil constitutionnel mais ça n’a pas suffi. 

Et comme il l’a dit (Mota, Ndlr), s’il faut que nous retournions en prison – il a fait 20 mois, j’en avais fait 9 avant – pour que l’on respecte votre volonté, pour que vous puissiez choisir les dirigeants que vous voulez pour votre pays alors, nous rentrerons en prison. Ce n’est pas une possibilité, ce n’est pas une option parmi d’autres, c’est la seule option qu’il y a aujourd’hui pour bâtir un Cameroun juste, prospère ; avec une prospérité partagée par tous. Le projet que le MRC a pour les jeunes, c’est de les mettre demain en capacité de pouvoir gagner honnêtement leur vie. Et que chaque camerounais, qu’il soit allé à l’école ou pas, apprenne un métier. 

On ne peut pas condamner tout une jeunesse à avoir pour seul horizon le benskin. Beaucoup de jeunes d’aujourd’hui ne peuvent pas songer à se marier, parce qu’ils n’ont pas les moyens ; ils ne peuvent pas construire une vie. Le sens de notre lutte est que la justice prévale, qu’on donne une chance à chaque jeune camerounais. Mamadou Mota a payé le prix fort dans sa chair, on a percé sa tête, on a cassé son bras et ses côtes, mais il est là debout devant vous, il n’a pas pleuré. C’est un homme solide et de conviction.

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