Pour le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun Maurice Kamto le Cameroun est à la merci du vent, raison pour laquelle les populations de plusieurs régions vivent dans l’anxiété.

« Notre pays est devenu un champ d’horreurs: attaques renouvelées de Boko Haram dans l’Extrême-Nord, assassinat de sang-froid des femmes avec leurs bébés dans la même région, massacre de Ngarbuh, assassinat d’un nourrisson à Muyuka, assassinat d’une cruauté inouïe de Florence Ayafor, puis d’une jeune femme à Muyuka etc, le tout sans une réponse adéquate », se mécontente Maurice Kamto, principal opposant au régime de Yaoundé. C’était le 24 Août 2020 au cours d’une conférence de presse à Yaoundé, capitale du Cameroun et siège des institutions.

Il estime que cette situation va de mal en pis parce que le peuple camerounais est délaissé à lui-même depuis un bon bout de temps. Une situation qui l’a motivé à lancé un : « appel à la résistance pacifique résolue du peuple camerounais contre la forfaiture électorale en préparation et au départ pur et simple de monsieur paul biya du pouvoir », cette déclaration vise les citoyens désireux de voir le Cameroun prendre un nouveau départ.

«Les camerounais de bonne foi, indépendamment des bords politiques ou de toutes autres sensibilités, les observateurs étrangers sérieux, les partenaires bilatéraux et multilatéraux soucieux du devenir du peuple camerounais et non de la survie d’un régime illégal et illégitime peuvent constater que notre pays n’est plus gouverné depuis un bon moment déjà. Le navire Cameroun est sans commandant de bord et vogue au gré de flots », peut-on lire dans la déclaration de Maurice Kamto.

L’opposant Maurice Kamto ne lâche pas d’une semelle le président de la République, Paul Biya, qu’il a toujours accusé d’avoir volé sa victoire à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. A cause de l’instabilité socio-politique au Cameroun et en particulier la guerre dans les régions anglophones, il a boycotté les élections locales. Il affirme que le président Paul Biya éprouve un grand dédain envers le peuple camerounais : « Organiser des élections régionales ou toute autre élection politique dans ces conditions ne serait rien moins qu’un mépris supplémentaire des préoccupations constantes des Camerounais et des suggestions réitérées des partenaires internationaux de notre pays. »

Maurice Kamto entend ne pas lâcher prise, jusqu’à ce que le « gouvernement illégal et illégitime de Yaoundé » fasse ses valises.

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