Tueries de Kumba du Samedi 24 octobre 2020. Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) et l’Action Mondiale Pour La justice et la paix au Cameroun ont donné une conférence de presse conjointe. Pour demander l’arrêt des hostilités dans le NOSO.

C’était plutôt triste et révoltant. De écoliers à la quête du savoir massacrés par des individus sans foi ni loi. Le théâtre des opérations est la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest qui dure depuis quatre ans. Au cours de la conférence de presse, le Redhac s’est indigné contre une barbarie de trop et indiqué qu’« il y a péril en la demeure, l’escalade de la violence a atteint des proportions inquiétantes, le Rubicon est franchi. Tuer de sang-froid des pauvres enfants qui ne demandaient qu’à aller à l’école ne peut s’expliquer, se justifier, se comprendre s’accepter. Quel que soit le bout par lequel on appréhende la situation, il faut s’indigner »

L’indignation est à son comble. Paul Biya, chef d’État et président de la République a décrété la journée du 31 octobre, journée de deuil National en mémoire de ces jeunes innocents. Seulement ceci suffit-il pour décrisper et ramener la paix dans les régions du NOSO ? Le Redhac pinte du doigt et demande au gouvernement d’« accepter enfin une mise sur pied et l’opérationnalisation d’une mission indépendante d’établissement des faits pour démasquer les commanditaires et les exécutants de ces tueries qui s’accumulent et jettent l’opprobre sur la Cameroun »

Bien plus, il est évident que la crise qui fait des ravages dans le NOSO est politique, Sa solution ne peut qu’être politique. Aussi, le Redhac est revenu pour réitérer sa proposition de mise sur pied d’une commission justice-vérité-réconciliation dot la finalité est de trouver des solutions pérennes aux maux graves qui minent le pays. Mais aussi, avec 39 organisations nationales régionales et internationales, rassemblées au si de l’action de l’action mondiale pour la paix et la justice au Cameroun, un appel à l’action a été lancé. À l’unisson avec l’exhortation du secrétaire général de l’ONU, ils ont demandés le cessez-le-feu dans le NOSO.

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Florelle Sateu

editor