La violence contre les écoles et les élèves est inacceptable en toutes circonstances, a dénoncé samedi le coordonnateur résident du système des Nations unies au Cameroun

 

L’attaque perpétrée contre des élèves de « Mother Francisca International Bilingual Academy » de Fiango, à Kumba (Sud-Ouest) samedi, est “la pire atrocité depuis la reprise des classes le 05 octobre 2020 qui a vu plus d’élèves du Nord-Ouest et du Sud-Ouest retourner à l’école”, a dénoncé le 24 octobre dans un communiqué Matthias Z. Naab, coordonnateur résident du système des Nations unies au Cameroun.

“La violence contre les écoles et les écoliers est inacceptable en toutes circonstances et peut constituer un crime contre l’humanité s’il est prouvé devant un tribunal”, a averti Matthias Z. Naab; invitant les autorités camerounaises à mener une “enquête approfondie” devant cette “tragédie”.

L’attaque du 24 octobre à l’école privée Mother Francisca International Bilingual Academy a été menée par des hommes armés qui ont abattu six enfants âgés de 09 à 12 ans – soit cinq filles et un garçon -, et blessant grièvement 13 autres, selon le bilan présenté par le gouvernement.

Le préfet du département de la Meme (dont Kumba est le chef-lieu), Chamberlain Ntou Ndong, a accusé hier les “ambafighters” (combattants séparatistes ambazoniens) d’être les auteurs de cette attaque qui a ciblé des “enfants innocents”.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont l’objet de velléités insurrectionnistes depuis le dernier trimestre 2016, velléités qui ont conduit à la formation de groupes armés contestant l’autorité des pouvoirs publics dans ces régions et promouvant la mise sur pied d’un Etat anglophone dénommé “Ambazonie”.

Cet article Cameroun/Massacre dans une école à Kumba: un possible crime contre l’humanité, selon l’ONU est apparu en premier sur Journal du Cameroun.

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