Libéré le vendredi 05 février après plus de 20 mois passés à la prison centrale de Kondengui, Le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) appelle les militants à être de véritables artisans du changement

Mamadou Mota respire l’air de la liberté depuis les premières heures du vendredi 05 février 2021. Après plus de 18 mois passés à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé, le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a retrouvé ses camarades sous un air serein. Ces derniers l’attendaient avec impatience au domicile de Maurice Kamto, le président du parti de la renaissance. « Le Lion du Sahel », comme le surnomme certains militants de ce parti de l’opposition, est apparu peu disert mais précis dans son discours. Sa pugnacité n’a pris aucune ride dans le cachot où il est resté cloué pendant tous ces mois. «Monsieur le président et honorables membres du directoire, mes chers amis, sympathisants, c’est un plaisir de vous retrouver. Je serai bref: le combat continue et soyez de véritables artisans du changement», a déclaré tout confiant l’ingénieur agronome.

Une sortie, qui annonce  clairement à quoi rassemble l’avenir politique au Cameroun. Des militants qui se sont mobilisés pour accueillir Mamadou Mota n’ont pas caché leur satisfecit en couvrant le «héros » du jour, des mots d’encouragements. Pour Me Hyppolite Meli, membre du collectif des avocats Sylvain Souop, « Mamadou Mota n’a pas eu droit à un procès équitable. Aucun fait n’a été retenu contre lui. La procédure qui a été suivie contre lui était cavalière. Cette procédure n’a respecté aucune forme juridique. Il était poursuivi avec 162 autres personnes », précise l’avocat. Une libération qui a suscité beaucoup de réactions au sein de la classe politique camerounaise. C’est le cas de Serge Espoir Biyong du Pcrn. dans l’une de ses sorties sur sa page Facebook, le 6ème adjoint au maire d’arrondissement de Douala 5ème invite le président Paul Boya à se souvenir également d’Olivier Bibou Nissack, de Constant Logistique, de Samomon Beas… Ces jeunes Camerounais à qui vous pouvez offrir un ouf de soulagement aujourd’hui.

Un père pour punir ses enfants, prend toutes les dispositions pour ne pas détruire leur avenir. Monsieur le président de la République, ne détruisez pas leur avenir », plaide l’homme politique. Pour mémoire, Mamadou Mota avait été arrêté le 1er juin 2019 suite à une marche de protestation qui visait la libération de Maurice Kamto et plusieurs dizaines de militants du MRC, alors écroués en prison. Il n’avait pas bénéficié de l’arrêt des poursuites prononcé en faveur de certains de ses camarades en octobre 2019 par le Président Paul Biya. Il était déjà poursuivi dans le cadre de la mutinerie survenue en juillet 2019 à la prison de Kondengui. Il sera condamné à 2 ans de prison ferme. Une peine ramenée à 18 mois de réclusion.

Le flux rss de camer.be

Share: