Grâce à la coopération israélienne, L’école polytechnique de Yaoundé va acquérir de l’expertise pour la production de ce dispositif sanitaire. Le 6 Avril 2020, Le premier Ministre Joseph Dion NGUTE et l’ambassadeur d’Israël au Cameroun ont eu une tête à tête à ce sujet.

Masques spéciaux pour médecins

La lutte contre le coronavirus au Cameroun n’est pas l’affaire d’une seule personne. Tout le monde apporte sa pierre à l’édifice. Le 06 Avril 2020, l’ambassadeur d’Israël au Cameroun, ISI YANOUKA a apporté une bonne nouvelle au premier Ministre Joseph DION NGUTE. En effet, 400 masques seront fabriqués tous les jours par l’école supérieure polytechnique de Yaoundé. Le diplomate a précisé que: « Ce sont les masques spéciaux pour médecins et infirmiers ». Au cours de cette audience, l’ambassadeur s’est réjoui de la contribution de son pays dans la réalisation de cet ambitieux projet au Cameroun. L’usine va tourner 24h/24, et va surtout produire plusieurs équipements médicaux pour servir la grande sous-région Afrique centrale.

Qu’en est-il du reste de la population

Au moment où le nombre de malade de covid-19 se multiplie au Cameroun, il devient opportun pour tout le monde d’arborer un masque de protection. Toutefois, c’estla politique du chacun pour soi qui prime. Le gouvernement ne prend réellement pas des dispositions allant dans le sens de prêter main forte à la population tout entière. Seulement quelques membres du corps médical sont privilégiés. Et qu’en est-il du reste de la population? Formellement, une récente étude onusienne a démontré qu’en Afrique subsaharienne, 42 % de la population continue de vivre en dessous du seuil de pauvreté, avec moins 1,90 dollar par jour (1146,16fcfa). Cette classe ne peut dont pas s’acheter des masques tous les jours, encore moins respecter les règles d’hygiènes qui vont avec.

Les prix de masques ont doublé

Nul n’ignore qu’en cette période de crise sanitaire, les prix de masques ont presque doublé sur le marché. Dans certaines grandes surfaces et pharmacies de la capitale, la pièce se vend à 500 FCFA.  Toutefois, les camerounais ne perdent pas espoir, et tournent les regards vers le gouvernement. La construction d’une industrie de fabrication de masque est la bonne nouvelle que d’aucuns veulent entendre.

Commerce des masques en tissu : le business de l’heure

Plusieurs stylistes ne restent pas les bras croisés face à la situation. A Yaoundé, le commerce des masques en tissu (pagne, satin, coton glacé.) bat son plein. Entre 200FCFA et 300FCFA, chacun trouve son compte. ‘’Rose couture’’, un atelier situé au quartier NGOUSSO produit et vend en moyenne 100 masques par jour. C’est le business de l’heure, affirme la patronne : « Les clients de vêtements sont devenus rares parce qu’il y’a plus de manifestations. Il devient cependant nécessaire de fabriquer des maques pour joindre les deux bouts. C’est d’ailleurs la demande qui prévaut en cette période de crise ».

Se laver les mains avant de manipuler le masque

L’un des atouts de ces masques en tissus est qu’ils sont lavables, donc susceptibles d’être utilisés plusieurs fois. Toutefois, « La première chose, c’est de se laver les mains avant de manipuler le masque. Puis, l’installer sur le visage sans que l’air ne puisse passer et surtout ne pas y toucher une fois qu’il est en place », explique le professeur Jean-Christophe LUCET, en charge de la prévention des infections à l’hôpital parisien Bichat-Claude-Bernard. Pour que l’adoption de cette méthode soit effective au Cameroun, il faut le respect des règles d’hygiènes. « Le fait de mal utiliser un masque peut en réalité accroître le risque de transmission au lieu de le réduire.Toutefois S’il faut utiliser des masques, cela doit être associé à une formation sur le bon usage de ce dispositif », recommandait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans son règlement sanitaire international de 2009.

Le port du masque est obligatoire

A Hong-Kong par exemple, toute la population porte un masque en publique, et le résultat est plutôt satisfaisant. Depuis le début de la crise, la ville de 7 millions d’habitants enregistre moins de 1000 cas et seulement 4 décès. Ici, le port du masque facial est obligatoire. Pour cela le gouvernement fait travailler les prisonniers 24 heures/24, pour lutter contre la pénurie. « La quantité de masques produits par l’administration pénitentiaire est d’environ 50.000 par jour. Nous allons travailler 24 heures sur 24 dans l’espoir d’augmenter la production afin de la faire passer de 1,1 million à 1,8 million par mois » avait indiqué Matthew CHEUNG, l’adjoint de la cheffe de l’exécutif Carrie LAM.

S’il faut adopter des masques fabriqués un peu de partout dans le pays, cela implique une formation sur le bon usage de ce dispositif. En attendant que l’Etat prenne des dispositions idoines le nombre d’infectés continue de progresser : 685 cas et 9 décès en ce 8 avril 2020.

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