(Un appel à dire stop aux ennemis du Cameroun ! Les Camerounais pleurent !)

Monsieur Le Premier Ministre Joseph DION NGUTE,

Le contexte dans lequel se trouve le Cameroun en ce moment ne laisse d’autre choix aux Patriotes que de faire tout pour s’entendre, pour sortir le pays de cette situation. De la situation de crise !

Les Camerounais en général et la Diaspora en particulier vous seront reconnaissant si vous saisissez l’occasion qui vous est offerte aujourd’hui,

Monsieur Le Premier Ministre,

Dix jours se sont écoulés depuis l’assassinat des ENFANTS DE KUMBA, dix jours qui n’ont en rien apaisé les questionnements, la colère et la tristesse du PEUPLE camerounais. Nous ne comprenons pas pourquoi on s’en est pris à ces enfants. Nous ne pensions pas que ce soit possible d’en arriver là un jour !

Ce samedi 24 octobre 2020, le Cameroun a vécu dans l’horreur, avec l’assassinat par les pyromanes terroristes, des élèves âgés de 5 à 14 ans de l’Académie internationale bilingue Mother Franscisca à Kumba. De nombreux autres, blessés, sont hospitalisés dans des établissements de santé de cette ville du Sud-Ouest. Des innocents qui ne cherchaient qu’à apprendre pour construire leur avenir. Quelle sauvagerie ! Quelle barbarie ! Quelle inhumanité ! Quelle bassesse ! Les enfants étaient venus tout simplement à l’école pour compenser les lundis proclamés ville morte dans les deux Régions : Nord-Ouest et Sud-Ouest par les sécessionnistes. Le Nord-Ouest et Sud-Ouest, les deux Régions de langue anglaise au Cameroun, subissent la violence des sécessionnistes depuis quelques années.

Quelle cause au monde justifie la décapitation des enfants ? Rien ne peut excuser l’assassinat d’enfants qui vient de survenir à Kumba. Ces crimes barbares et lâches inspirent l’horreur et doivent être condamnés avec la plus grande fermeté sans ambiguïté par l’ensemble de la classe politique camerounaise, par les ONG, par le monde entier. Aujourd’hui, les femmes et hommes de l’opposition politique qui utilisent la crise anglophone comme fonds de commerce, sans oublier les ONG, les pays occidentaux, les donneurs d’ordre et les influenceurs doivent se sentir glorifiés par la bestialité qui nous entoure, qui nous retient.

Cette horreur n’est pas seulement une attaque contre la vie des enfants innocents. Elle représente une attaque brutale et inhumaine que rien ne peut justifier contre l’Etat du Cameroun, contre le Peuple du Cameroun, contre la civilisation !

C’est un acte ignoble et lâche, c’est une attaque contre la République, parce que l’école est la colonne vertébrale de la République.

Au-delà de Kumba, c’est notre pays, le Cameroun tout entier qui vient d’être frappé par un acte d’une barbarie épouvantable contre cette école.

Mesdames et Messieurs les Gouvernants, la colère est bel et bien là. En effet, ces enfants dont le seul crime est d’avoir exercé leur droit à l’éducation – Ils l’ont payé cher et de manière ignoble. Cela aurait pu être évité.

Maintenant, on aimerait que les politiques se réveillent. Les cérémonies c’est bien, il faut des actions concrètes maintenant.

Nous pensons qu’il devient urgent que tout soit mis en œuvre pour que cette guerre qui ne dit pas son nom prenne fin. Ceci est inacceptable et nous appelons une fois de plus le Gouvernement à prendre ses responsabilités – toutes ses responsabilités.

Nous devons abandonner tout naïveté, tout calcul, sans pour autant céder la place à la tentation facile d’amalgames vengeurs et injustes contre tout un peuple de la zone de langue anglaise dont l’immense majorité est pour l’unité du Cameroun et respectueuse de ses lois. Le Cameroun est « UN et INDIVISIBLE », Camerounais de langue française, Camerounais de langue anglophone, nous sommes tous Camerounais, nous partageons tous le même pays, le Cameroun. N’ayons pas peur des ennemis du Cameroun, poursuivons-les et ne les laissons pas propager leur idéologie TRIBALISTE d’un autre temps.

A chaque fois qu’ils dressent les Camerounais les uns contre les autres, les pyromanes terroristes gagnent. Aujourd’hui, il y a la nécessité de faire bloc ensemble autour du Chef de l’Etat et de son Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Joseph DION NGUTE.

Nous demandons aux ONG, combattantes des droits de l’homme de tourner le dos aux emportements, aux humeurs et aux énervements. Les pyromanes terroristes constituent une grave menace pour les droits de l’homme et la démocratie.

L’Etat du Cameroun a l’obligation absolue de protéger la sécurité de son peuple et la prééminence du droit. Devons-nous mettre l’idéologie des droits de l’homme, surtout dans le cas qui nous intéresse, c’est-à-dire le terrorisme, en avant, sous prétexte qu’on met en péril ses fondements ?

NON – NON et NON ! Les politiques qui célèbrent les droits de l’homme ne doivent pas être au-dessus des lois de la République.

Nous, nous pensons que des mesures de lutte contre le terrorisme, notamment le droit à la vie, le droit à la liberté et à la protection du peuple, doivent l’emporter sur tout autre !

Le caractère meurtrier et l’imprévisibilité des récents passages à l’acte requièrent un nouvel ajustement des leviers d’action de l’État et une mobilisation de toutes les politiques publiques : renseignements, sécurité, justice et diplomatie.

Aujourd’hui, la menace constituée par ces « donneurs de leçon » en droit de l’homme, ces « oiseaux de mauvaises augures » reste vive du fait de leur influence sur des individus désorientés et appelle une vigilance particulière dans leur suivi.

La diversité de la menace liée à La radicalisation de nombreux individus surtout dans la DIASPORA camerounaise, constitue un enjeu de sécurité majeur auquel l’ETAT doit faire face avec détermination, à court, moyen et long terme.

Nous recommandons à tous ceux qui légitimement portent les revendications des habitants de la zone de langue anglaise, c’est-à-dire du Nord-Ouest et Sud-Ouest, qu’ils prennent leurs distances physiques et morales, voire politiques avec l’animalité ! Avec les pyromanes terroristes !

Face à ce crime impardonnable, ne pas soutenir le Gouvernement de la République pour éradiquer ces inhumains, c’est soutenir les criminels !

Monsieur Le Premier Ministre Joseph DION NGUTE,

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. En dehors des mesures sécuritaires – le Gouvernement doit aussi engager le dialogue avec les acteurs principaux de bonne volonté du Nord-Ouest et Sud-Ouest (NOSO).

Pour rappel, du 30 septembre jusqu’au 04 octobre 2019, vous avez été nommé comme facilitateur du Grand Dialogue National Inclusif par son Excellence Monsieur Paul BIYA Président de la République du Cameroun pour présider le GDN – « l’arbre à palabre à l’africain ».

Un grand moment de la vie du PEUPLE camerounais, initié par le président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya

aujourd’hui, suite à ce qui vient de se passer à Kumba, l’assassinat des enfants, nous sommes convaincus que la résolution de la CRISE anglophone, crise qui divise les Camerounais en deux camps, ne pourrait se faire que dans un cadre d’un nouveau dialogue inclusif avec les Camerounaises et Camerounais de la zone de langue anglaise, du Nord-Ouest et Sud-Ouest, cadre approprié pour débattre des problèmes majeurs de ces deux Régions et dégager des solutions globales et durables pour le développement de notre pays, surtout de cette zone.

Une telle ouverture politique s’impose en effet pour créer les conditions propices d’une vraie discussion, dans laquelle tous les belligérants de bonne volonté se retrouvent, nous pensons aux politiques, aux élus, aux religieux, aux représentants des sécessionnistes de l’intérieur comme ceux de la diaspora et à la société civile.

Le Dialogue entre le Gouvernement de la République et les peuples du Nord-Ouest et Sud-Ouest (NOSO) est aujourd’hui la structure incontournable pour assurer à ces derniers une PAIX et une OUVERTURE REELLE.

Ce dialogue du Nord-Ouest et Sud-Ouest (NOSO) avec le Gouvernement doit permettre de créer la CONFIANCE et surtout de créer les conditions pour que le Cameroun puisse organiser aujourd’hui son développement économique, social, politique et culturel.

Le Cameroun devra faire la paix avec lui-même, abandonner toutes les politiques d’exclusion et apprendre à fonctionner avec tous ses enfants qui sont à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir, on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

Aujourd’hui au Cameroun, non seulement les Camerounais vivent une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble a gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires !

Mais il y a pour cela une condition, Monsieur Le Premier Ministre Joseph DION NGUTE,

Il ne faut accepter aucune forme de violence – surtout ne pas accepter la pression !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir. C’est pourquoi le Mouvement Pour un Cameroun Responsable et Solidaire avait soutenu hier, ce GDN inclusif initié par la Président de la République.

Pour le Mouvement Pour un Cameroun Responsable et Solidaire, il ne devrait pas avoir de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la vie. Mais au moins montrerons-nous au reste du monde que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger et de débattre.

Nous l’avons fait du 30 septembre jusqu’au 04 octobre 2019 au GDN sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA.

Et peut-être découvrirons-nous que, en ce qui concerne la crise du Nord-Ouest et Sud-Ouest (NOSO), nous pouvons tomber d’accord, au-delà de nos engagements citoyens, plus souvent qu’on ne le croit.

Ce dialogue Nord-Ouest et Sud-Ouest (NOSO) inclusif avec le Gouvernement, devra répondre à des questions essentielles qui se sont manifestées ces dernières années. Nous pensons à l’organisation de l’Etat et des services publics, à la démocratie et à la citoyenneté – surtout aux problèmes du chômage – le chômage des jeunes doit être votre grande priorité dans ce dialogue. Nous pensons encore et toujours qu’il faut rebâtir un système d’éducation de la confiance, un système social pour mieux protéger les Camerounais – surtout – une sécurité sociale universelle – pour que tous les Camerounais puissent être soignés. Nous devons concevoir un projet de développement endogène, plus juste et plus efficace.

La question principale – c’est le rôle de l’Etat et l’amélioration de son action aujourd’hui ? pour quel fonctionnement ?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et à la citoyenneté.

Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local ou national. Ce système de représentation est le socle de notre pays, le Cameroun – Voire du monde ! Nous pensons que nous devons l’améliorer – en tenant compte de nos propres spécificités – parce que beaucoup de Camerounais ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Quel rôle nos chefferies et Chefs traditionnels doivent-ils jouer aujourd’hui pour représenter nos territoires et les US et COUTUMES ? Le GDN du 30 septembre jusqu’au 04 octobre 2019 a apporté un début de réponse concernant la communauté traditionnelle.

Nous sommes convaincus que – c’est ainsi que, Monsieur Le Premier Ministre, vous pouvez transformer les colères en solutions !

En conclusion, nous adressons nos plus sincères condoléances aux personnes touchées par ces horribles incidents ; et aux familles des enfants qui ont été tués et blessés.

Alors, Son Excellence Monsieur Le Premier Ministre Joseph DION NGUTE, l’Histoire vous tend la main, ne la refusez pas, ne la décevez pas !

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