Depuis plusieurs années, l’État du Cameroun paye des loyers pour des logements administratifs à usage de bureaux ou d’habitations des agents publics, qui sont soit inoccupés, bien que fonctionnels, soit carrément fictifs. Près de 170 cas similaires ont été recensés. Cette pratique a déjà fait perdre au Trésor public la bagatelle de 206 milliards de FCFA, selon les estimations du ministère des Finances, révélées par le journal Défis Actuels.

La constatation de ces fraudes, apprend-on de la même source, est consécutive à un recensement des logements administratifs ordonné par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques.

Le rapport de ce recensement révèle, par ailleurs, que l’État camerounais perd en moyenne 4 milliards de FCFA chaque année à payer des loyers sans contrats de bail, pour des bâtiments déjà en ruine, ou alors n’ayant aucune commune mesure avec la valeur de l’immeuble concerné.

Pour une meilleure compréhension de ces phénomènes, aux fins de leur éradication, apprend-on, une mission interministérielle est sur le terrain depuis le 1er octobre 2020, sur l’ensemble du territoire national. Constituée de responsables de la Société immobilière du Cameroun (SIC), du ministère des Finances, du ministère des Domaines et des Affaires foncières, puis du ministère de la Défense ; cette mission a pour but « la vérification de l’occupation effective » des logements administratifs.

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