Patrick Duprix Anicet Mani a ventilé ce 17 juin 2020, les propositions du courant des unionistes socio-libéraux du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

PROPOSITIONS DU COURANT DES UNIONISTES SOCIO-LIBÉRAUX DU RDPC POUR LA RÉFORME DES TEXTES RELATIFS À L’ELECTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Selon notre constitution, le Président de la République est la clé de voûte du système politique camerounais. Chef de l’Etat, il incarne l’unité nationale. La position centrale qu’occupe le Président de la République au sein des institutions camerounaises se fonde sur le fait qu’il est l’élu de la Nation toute entière. De ce fait, les postulants à la fonction présidentielle devraient refléter l’Unité Nationale pour venir à bout de ses candidatures tribales qui ternissent le discours et le débat politique national dans notre pays. Voilà pourquoi nous proposons :
1- En plus d’être investi par un parti politique ayant des élus au parlement ou dans les conseils des collectivités territoriales décentralisées, chaque candidat à l’élection présidentielle devrait présenter 1000 lettres de parrainage, en raison de 100 par région. (Ses lettres de parrainage doivent être signées par l’élite régionale : Chefs Traditionnels, Maires, Conseillers municipaux ou régionaux en fonction, ministres en fonction, députés en fonction, sénateurs en fonction, l’élite religieuse originaire ou en fonction dans la région, l’élite intellectuelle originaire ou en fonction dans la région)
Le candidat à l’élection présidentielle doit prôner l’exemplarité et la rigueur. De ce fait, il doit participer à la lutte contre la fraude électorale.
2- La présence des représentants des partis politiques ou des candidats dans les bureaux de vote est obligatoire. De ce fait, lors de la constitution du dossier de candidature, chaque candidat devra présenter la liste de ses 25 000 représentants titulaires et des 25 000 représentants suppléants. Ces représentants et leurs suppléants doivent justifier d’une résidence dans les circonscriptions administratives où ils représenteront leur parti ou candidat.

Transparence dans le financement de la campagne électorale
3- Les dons consentis par une personne physique pour le financement de la campagne d’un ou plusieurs candidats lors l’élection présidentielle ne doivent excéder 10 000 000 FCFA. Les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne devraient pas participer au financement de la campagne électorale d’un candidat. Le candidat déclare un mandataire pouvant être une association de financement électoral, ou une personne physique. Ce mandataire doit ouvrir un compte de campagne dans un compte bancaire unique retraçant la totalité de ses opérations financières. Seul le ou la candidat(e) peut financer de manière illimitée sa campagne. En cas de suspicion, il devra justifier la provenance de ses fonds. Un rapport financier général de la campagne est adressé à la chambre des comptes 06 mois après la tenue du scrutin.

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