Ils ne s’accordent sur les travaux de réfection de la porte d’entrée ravagée par les flammes dans la nuit du 29 novembre 2020.

La réfection de la « porte d’entrée » de Foumban divise le sultan et le maire de la cité des arts. En effet, quelques heures après l’incendie qui a décoiffé ce patrimoine, symbole de la richesse culturelle des Bamoum et après une séance de purification organisée en ces lieux par le sultan Ibrahim Mbombo Njoya, les travaux de réfection ont été immédiatement engagés. Mais, les équipes déployées sur le terrain par le sultanat vont recevoir les agents de la police municipale sous l’ordre du maire Patricia Tomaino Ndam Njoya. Ces agents de la police municipale sont venus exiger l’ arrête des travaux. Dans un communiqué rendu public et signé de Patricia Tamaïno Ndam Njoya, le maire de Foumban, évoquant le code général des collectivités territoriales décentralisées, relève que les travaux de réhabilitation de ce monument ne sont pas du ressort du sultanat.

Mais, ce message va être ignoré et les travaux vont se poursuivre sous la supervision du sultan en personne. A son tour, le roi des Bamoun, va adresser une note au maire sous-couvert le préfet du Noun, dans laquelle, il rappelle au chef de l’exécutif communal de Foumban que ce patrimoine appartient au royaume et ne saurait bénéficier d’un financement de la mairie. N’ayant pas digérée cette réponse et au regard de la poursuite des travaux, Patricia Tamaïno Ndam Njoya accompagnée d’une foule en liesse est descendue sur le terrain ce mercredi 2 décembre.

Au volant de son véhicule, elle va fondre sur le dispositif servant d’appui pour les travaux en sommant l’arrêt desdits travaux. Elle va dans la foulée entonner l’hymne national qui sera repris en coeur par les populations en majorité les conducteurs de moto de la ville et les militants de l’Udc. Selon l’exécutif communal de Foumban, le régime de propriété du patrimoine culturel est définit en l’article 6 de la même loi. « Les biens culturels appartiennent soit à l’État et aux collectivités publiques, soit aux particuliers. Les biens culturels appartenant à l’État et aux collectivités publiques sont ceux : crées ou produits sous l’initiative d’une administration ou institution publique. Les biens culturels appartenant à des particuliers sont ceux : issus de leur génie individuel ou collectif, produits de manifestations sociales et de créations individuelles collectives.

Les particuliers cidessus sont constitués des personnes physiques ou morales de droit privés », a-t- elle repris cette disposition de la loi dans son communiqué datant d’hier. En rappel, dans la nuit du 29 novembre 2020, un incendie a réduit en cendres la porte d’entrée de Foumban. Dans une réaction spontanée, les autorités traditionnelles, administratives, municipales et les populations se sont rendus sur les lieux afin de constater les dégâts.

En l’absence d’un système d’invention en cas d’incendie, c’est à l’aide de petits matériels de mains que les populations ont pu limiter les dégâts en éteignant les charpentes qui avaient eu le temps de s’écouler, endommageant ainsi le goudron sur la chaussée, dont une bonne partie a pu être tout de même dégagée par les volontaires.

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