Invité sur la télévision nationale ce 1er novembre 2020, le ministre de l’Administration territoriale s’est illustré par un triomphalisme de bon aloi.

Il était l’un des premiers à nier un problème anglophone au Cameroun, aux premières heures de la contestation sociopolitique qui allait se transformer quelques mois plus tard en conflit séparatiste.

Ce dimanche 1er novembre, celui qui est l’un des symboles de l’aile dure dans la gestion de la crise anglophone a une fois de plus minimisé l’ampleur de ce conflit qui a déjà fait plus de 3000 morts en trois ans selon les chiffres des Ong internationales.

Sur le plateau de la « Scène de presse », Paul Atanga Nji a proclamé que « la sécession a échoué ». « Le président de la République a gagné cette guerre contre les sécessionnistes », s’est-il félicité.

Il en veut pour preuve la rentrée scolaire de cette année, qui selon lui, a été un succès. Il rapporte les chiffres contenus dans les rapports des gouverneurs des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest pour qui les chiffres des élèves présents dans les établissements scolaires se sont améliorés.

 Sur la collaboration incessamment demandée à la population contre les séparatistes armés, Paul Atanga Nji déclare que « La population constate qu’il n’y a rien de bon chez les terroristes ». Ce qui isole de plus en plus ces derniers.

Le ministre de l’Administration territoriale prend de l’exemple d’Ayekeh, « général » séparatiste tué il y a quelques semaines dans une opération de l’armée : « Lorsque vous regardez le téléphone d’Ayekeh, il y a 127 personnes qui ont été exécutées sommairement par un seul terroriste ». Tout comme  Fonteh Mad Dog, un autre chef séparatiste réputé neutralisé à Bamenda, « il a exécuté froidement 98 personnes », déclare le ministre Atanga Nji. Toute chose qui lui fait conclure que « la sécession a échoué ».

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