Les peuples font toujours leur deuil, et le deuil est douloureux, pénible, stressant et troublant. Mais le deuil est aussi apaisant, dégageant, réparateur et réconciliateur.

Ce n’est pas pour rien que toutes les traditions Bantou ont introduit le témoignage sur la cause de la mort durant les cérémonies des obsèques. C’est un exercice purifiant et c’est utile. Et à propos de Kumba, nous sommes tous responsables, tant que la cause de la mort, ressort de notre façon de vivre ensemble depuis longtemps. L’introspection d’impose.

Le Chef de l’Etat en décrétant un jour de deuil national pour les enfants lâchement assassiné de Kumba, ne fait que prolonger l’interpellation d’une conscience nationale et d’un patriotisme déjà durement malmené, éprouvé et hébété. Puisse alors cet exercice de peines et de larmes, rappeler à tous et à chacun, que vivre de rancœur, de haine, de désir de vengeance et de promesses de destruction de quelle que nature que ce soit, abouti à ruiner l’âme et à compromettre gravement la santé, la santé personnelle certes, mais également la santé collective de toute la nation.

Débout face à l’histoire, nous devons, au-delà de tout, nous unir n cœur, sincèrement et pour toujours, en portant à l’esprit, que la meilleure vengeance c’est le pardon./.

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