Horreur au village Polo, village de l’ancien ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awana. Polo est un village de l’arrondissement de Sa’a, département de la Lekié, région du Centre Cameroun.

Le corps d’une jeune femme exhumée sous la diligence du procureur de la République de Monatelé, mardi dernier, avec un bon contingent de gendarmes et de policiers.

Il s’agit des restes de Dorothée Lema, fille de Théophile Bodo dit Ndoumbè, du village Nkol-Eboma par Sa’a. La jeune femme était partie en mariage à Polo, chez le nommé Félix Ngoue (43 ans aujourd’hui). En 2014, Dorothée Lema est portée disparue. Elle est porteuse d’une grossesse de huit mois, et est donc à terme. Les recherches sont vaines. Sa famille de Nkol-Eboma est dans le désarroi. Les soupçons sont portés sur son compagnon.

Mais faute de preuves, la justice le relaxe purement et simplement. Seulement, Félix Ngoue alias Libaliba est un homme extrêmement violent, et consolateur de drogues et stupéfiants. À plusieurs reprises, il a manqué de donner la mort à sa femme des suites de violences physiques. La famille de Dorothée Lema, notamment sa pauvre mère, l’a sommée à plusieurs reprises, de quitter cet homme extrêmement violent. Rien n’y fait. La fille a, à chaque fois, regagné son foyer.

Le pire. En début de cette semaine, une voisine remarque qui depuis plusieurs mois entend la fille aînée (09 ans) de Félix dont nous taisons le nom en raison de son statut de mineure, somme cette dernière de lui indiquer la cause de son écoulement de sang. Toute enquête menée par cette dernière, l’on découvre que Félix viole ses deux filles (sept et neuf ans) depuis deux ans, et sodomise le petit garçon. L’affaire est portée auprès du chef de village de Polo qui à son tour, saisit le commandant de la brigade de gendarmerie de Sa’a. Le sous-officier supérieur ordonne des examens médicaux pour se confirmer le viol et le des enfants.

Chose faite et confirmée. Félix est mis aux arrêts. Il passe aux aveux complets, et avoue régulièrement violer ses enfants. La fille de Dorothée Lema en profite pour dire aux gendarmes que leur conviction est que leur fille avait été tuée par son mari. Félix Ngoue résiste d’abord. Il nie ne rien savoir sur la disparition de sa femme depuis 2014. Le commandant de brigade ne lâche pas la pression. Il tient le bon bout. Félix Ngoue avoue enfin la terrible nouvelle : ” c’est moi qui avais tué ma femme des suites de bastonnade, et enterré secrètement”. La ville de Sa’a en ébullition. C’est déjà le deuil dans le village Nkol-Eboma. La famille est définitivement fixée : Dorothée Lema a été assassinée, par son mari, puis enterrée secrètement dans une fosse arrière de la maison. Elle a été assassinée avec son bébé de huit mois. Sa sépulture est une fosse qu’avait creusée son mari, dans le but d’en faire un puits.

N’ayant pas trouvé de l’eau, il avait abandonné l’ouvrage. C’est donc dans cette fosse, qu’il enterre sa femme ainsi que le fœtus qu’elle porte. Chaque nuit, il creuse dans sa propre chambre, et va remplir la tombe de la terre creusée. Une fois la tombe fermée, il la transforme en poubelle.

Avec la descente du procureur de la République de Monatelé mardi dernier au village Polo, la reconstitution des faits est exécutée. Félix raconte comment il a donné la mort à sa femme, et l’a enterrée secrètement. Les gendarmes et les policiers frissonnent. Le caractère impassible du tueur et violeur de ses propres filles, fait froid au dos. Il creuse la tombe de sa femme et de son enfant, et l’on découvre les corps ensevelis depuis six ans. Le procureur de la République ordonne que les restes de Dorothée Lema et de son bébé, soient exhumés et enterrés à Nkol-Eboma son village natal où la famille programme déjà (enfin) des obsèques.

Félix Ngoue est écroué à la prison principale de Monatelé, et attend son jugement.

Que c’est triste, froid, sombre et tragique. L’horreur !

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