La tuerie de Kumba a révélé au grand jour la déshumanisation des criminels et commanditaires séparatistes. Ceux qui opèrent sur le terrain, les donneurs d’ordre de cette sale guerre, et leurs relais dans l’opinion et les médias. Les camerounais ont été secoués par ce massacre de huit adolescents à la fleur de l’âge qui ne demandaient que la connaissance dans leur pays. Mais combien ont-ils été décimés par ces criminels sans foi ni loi ? 

Les exécutions sommaires en mondovision, les têtes arrachées et coupées, les dépècements, ceux qu’on enterre vivants, près de 300 bororos tués et 3500 bovins pillés pour une valeur de 850 millions.

Les camerounais vivent au quotidien par voie de vidéos les horreurs de cette bande de sanguinaires criminogènes. Pourtant, ceux qui ont mis le noir chatoyant et demandé à corps et à cris le deuil national avec beaucoup de tapages sont Complices. La complicité s’illustre par des indicateurs simples. C’est une fausse illusion de croire que les séparatistes vivent en brousse. Sauf Robinson Crusoé et son chien vendredi peuvent le faire.

D’ailleurs Robinson Crusoé à force de vivre en brousse est devenu comme un animal et grimpait les arbres comme un singe. Les séparatistes vivent en ville parmi les populations, ils se ravitaillent en nourriture, en armes, ils alimentent leurs familles, leurs enfants. Ils sont en contact avec les populations et leurs familles. La brousse constitue pour eux des camps d’opération, de formation et un dépôt de matériels.

Beaucoup d’hommes politiques de l’opposition et les populations déposent chaque mois l’effort de guerres : soit un sac de riz, de spaghettis, un carton de poisson, de l’argent qu’ils envoient à un numéro ou déposent à des endroits bien précis. Certains partis politiques à travers leurs groupes paramilitaires et une certaine société civile collectent des fonds dans la diaspora et convoient cet argent par des passeurs au Cameroun. C’est une organisation. Une machine bien huilée. L’autre volet de la complicité est les éléments de langage dans les médias.

Les complices utilisent la stratégie du bouc émissaire et de la confusion. La stratégie du bouc émissaire est le fait d’accuser systématiquement et sans ambages le gouvernement. Relever son incapacité, son arrogance. Il s’agit dans cette stratégie de communication de ne jamais condamner les exactions, de critiquer la présence militaire dans les zones embastillées par les séparatistes. Au demeurant, exiger que l’État dépose les armes face aux séparatistes, aux criminels. L’autre méthode est la stratégie de la confusion.

À chaque carnage des séparatistes, les relais et opposants parlent d’une bavure militaire, d’une opération d’une « milice Bulu ». Parfois, ils présentaient les séparatistes neutralisés dans leurs opérations comme des civils innocents tués. Récemment, ils ont fait parler un préfet qui donnait des ordres à un soi-disant commandant, commanditaire du massacre des écoliers. Seulement cette fois ci, le soi-disant préfet avait le même numéro que son destinataire. L’esbroufe a tourné court.

En arrière-plan, eux ils arment les séparatistes, ils financent, ils font du lobbying dans les congrès et les sénats américain pour une intervention au Cameroun ou pour des sommations a l’État du Cameroun. Cette hypocrisie va plus loin, les chancelleries des pays amis condamnent fermement ces exactions mais hébergent gracieusement les commanditaires. La duplicité de certains actants de cette guérilla frise la sorcellerie. Mais un jour viendra où chacun devra répondre de ses actes. L’État comme à l’accoutumée doit agir et libérer le Cameroun de ces mauvais anges de la mort et de la géhenne.

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