Ce projet rentre dans le processus de préparation de la deuxième phase de la mise en œuvre de la vision 2020-2027.

Le projet autoroutier Edéa-Kribi adossé à l’autoroute Kribi-Lolabé (38,5 km) en cours d’achèvement, devrait se réaliser dans un contexte marqué par le vieillissement du réseau routier national en général et particulièrement de la RN7 qui relie les deux villes d’Edéa et de Kribi. Portée par la mise en service du port éponyme, la ville de Kribi est dans une métamorphose certaine.

Le trafic induit par son port devra logiquement faire de la ville voisine Edéa, une ville carrefour au confluent des quatre principaux pôles économiques du pays, à savoir Douala, Yaoundé, Kribi et Bafoussam. Cette section s’inscrivant dans le réseau autoroutier national, elle sera donc liée à l’autoroute Yaoundé-Douala augmentant ainsi le niveau du trafic.

La section autoroutière Edéa-Kribi a un linéaire de 92 km et des ouvrages essentiels à construire. Quatre (04) échangeurs dont 01 à Edéa Sud (PKO+OO) permettant le raccordement à la voie de contournement d’Edéa. 02 devant desservir Elogbatindi (PK37), Fifinda (PK64). 01 sera mis en place au droit de la bretelle Backbone-Kribi ville nouvelle.

Cinq (05) grands ouvrages de franchissement sont projetés. Il y a le pont sur le Nyong (PK20+950 L=225m), pont sur la Lokoundjé (PK 66+800, L=ZOOm), pont sur affluent du Nyong à Lepahé (PK29+200, L=40m), pont sur affluent du Nyong à Bivuba (PK50+700, L=60m), pont sur écoulement côtier à Moplongwé II (PK86+500, L=60m) ; environ trois (03) gares de péage et 01 aire de repos.

En rappel, la première décade de ladite vision déclinée dans son Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), cadre de référence de l’action gouvernementale dans la période 2010-2020, est rendue à sa dernière année de mise œuvre.

Comme pour la première phase du DSCE, le développement des infrastructures en constituera l’un des principaux socles. Aussi, d’énormes investissements seront consentis dans les domaines aussi variés que le transport, l’énergie, le tourisme, le logement, et l’agro-industrie.

C’est dans ce cadre que s’exécutera la deuxième phase de l’autoroute Edéa-Kribi-Lolabé. Ces investissements exigent une forte mobilisation des ressources financières publiques, tant sur le plan interne qu’externe, sauf à recourir systématiquement à la dette, avec le risque de surendettement à moyen terme.

Le Gouvernement est conscient que le volume des financements nécessaires pour mener à bien cette deuxième phase de la vision, est hors de portée de ses seules ressources. Le secteur privé au travers des Partenariats Public-Privé (PPP) a été identifié, comme acteur pouvant contribuer à résorber ce gap en terme de financement.

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