Le cardinal Christian Tumi à la retraite est célèbre au Cameroun pour ses inlassables tentatives de médiation entre les sécessionnistes anglophones et le gouvernement de Yaoundé. Les rebelles armés se livrent fréquemment à des rapts, y compris de personnalités, depuis le début de ce conflit il y a près de quatre ans.

Le cardinal Christian Tumi, 90 ans, archevêque émérite de Douala, enlevé jeudi soir dans l’ouest à majorité anglophone du Cameroun en proie à un sanglant conflit entre l’armée et des séparatistes, a été libéré ce vendredi, a annoncé à l’AFP l’archevêque de Douala Samuel Kleda.

Il a été relâché par ses ravisseurs avec son chauffeur mais pas une dizaine d’autres personnes kidnappées avec eux près de Kumbo, dans la région du Nord-Ouest, a précisé à l’AFP un responsable des autorités locales, qui a requis l’anonymat.

Le cardinal Tumi à la retraite, célèbre au Cameroun pour ses inlassables tentatives de médiation entre les sécessionnistes anglophones et le gouvernement de Yaoundé, avait été kidnappé en début de soirée près de Kumbo, dans la région du Nord-Ouest, « avec son chauffeur et une dizaine d’autres personnes », avait expliqué dans un communiqué Mgr Samuel Kleda, l’archevêque de Douala, capitale économique du Cameroun.

Onze enseignants libérés jeudi

Les rebelles armés se livrent fréquemment à des rapts, y compris de personnalités, depuis le début de ce conflit il y a près de quatre ans.

Ces kidnappings aboutissent d’ordinaire à la libération relativement rapide des otages, contre rançon ou au terme de négociations, mais quelques très rares personnes ont été exécutées, notamment des membres des forces de l’ordre, des enseignants et des civils accusés de collaborer avec l’État, qui attribue toujours ces rapts, jamais revendiqués, aux groupes séparatistes.

Ainsi jeudi, 11 enseignants enlevés deux jours plus tôt dans une école presbytérienne de Kumbo, ont-ils été relâchés jeudi sans avoir subi de violences par leurs ravisseurs, après une médiation de représentants de la population locale, selon les autorités presbytériennes, qui ont attribué le kidnapping à un groupe armé séparatiste anglophone.

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