Dans une sortie intitulée « les fleurs du mal », l’ancien journaliste de la Cameroon Radio Television (CRTV) avoue qu’on n’a pas besoin d’être Atanga Nji pour noter le glissement constant que Le Jour et par extension Equinoxe Tv (et les journaux du même groupe), opèrent dans le traitement de certains sujets d’actualité.

MEDIAS : LES FLEURS DU MAL
« En tant que journaliste ayant collaboré au journal Le Jour, il est arrivé plusieurs fois que je trouve son positionnement par rapport à l’actualité partisan et grossièrement décalé. J’ai alors appelé la rédaction pour dire mon sentiment, Cela a parfois fini dans la rigolade.

J’avoue qu’on n’a pas besoin d’être Atanga Nji pour noter le glissement constant que Le Jour et par extension Equinoxe Tv (et les journaux du même groupe), opèrent dans le traitement de certains sujets d’actualité, notamment ceux liés à la crise dans le NOSO et le MRC. Le Jour et Equinoxe Tv s’apparentent de plus en plus à des exécuteurs d’ordres plutôt qu’à des éclaireurs de l’opinion (ils peuvent s’en défendre, c’est leur droit mais les faits sont accablants) surtout en ces temps de crises où les médias sont appelés à faire front avec les gouvernants (on l’a vu en France lors des attentats) pour conscientiser le peuple sur les risques d’une désunion nationale, les bénéfices du vivre ensemble, l’importance de la paix…

Or bon nombre de médias, au nom d’une liberté d’opinion qui ne respecte aucun canon journalistique, continuent de considérer l’État (surtout son chef) comme son principal ennemi dont il amplifie les carences et les faiblesses tout en magnifiant les pourfendeurs de celui-ci qu’ils érigent en héros. Doit-on rappeler que dans tout pays en guerre, les journalistes signent une espèce d’aggiornamento à travers lequel ils lèvent leurs plumes du vitriol et luttent à préserver l’essentiel : la paix.
Au Cameroun, certains médias semblent se réjouir, depuis trois ans, des malheurs du Cameroun ; ils le proclament et ne s’en cachent pas dans leurs rédactions, transformées en QG de guerre.

Ils en oublient qu’aux Etats-Unis, il y eut bien le Patriot Act, un engagement à la solidarité nationale de toutes les forces vives, les faiseurs d’opinion (et donc les médias) à barrer la route à l’ennemi commun : la guerre. Pourquoi les médias camerounais ne rentreraient-ils pas dans les plans du gouvernement pour ramener la paix sur tous les territoires du Cameroun ? Quel est le gain à passer le plus clair de son temps à railler toutes les initiatives du gouvernement pour la paix : Grand Dialogue national, décentralisation, etc. ? Et a contrario à servir de caisse de résonance aux accusations spécieuse et volontairement dénaturées des ONG et autres officines occultes, portées contre le Cameroun ?
Qu’Atanga Nji s’en étonne et gueule ne doit pas surprendre les auteurs de tels actes. »

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