L’histoire de l’humanité n’est pas que celle des victoires, des triomphes et de célébrations de la puissance, elle est aussi celle des défaites, des larmes, des souffrances, des destructions, des désolations et des épreuves pénibles.

Certaines relations affectives ont besoin d’épreuves fortes voire menaçantes pour leur survie comme ingrédients ponctuels de croissance. Les nations fortes sortent toutes des épreuves difficiles, troublantes et cruelles faites de crises souvent terribles. Les avancées les plus ambitieuses des sciences et des techniques, portent la marque des larmes, des drames, des regrets énormes à l’instar des sept astronautes de la navette spatiale qui explosèrent en vol.

Au petit matin d’un réveil de défaite, une grande nation footballistique, saura produire ces sagesses, lire ces pages du cœur et de la raison qui transforment les émotions négatives, en source et en ressources de construction des convictions fertiles. Aujourd’hui plus que jamais, ce n’est pas parce que l’on est tombé, parce que l’on a trébuché, parce que l’on s’est découvert dans la peau et le statut du vaincu, que les gloires, les victoires et les triomphes d’hier n’ont plus aucun sens. Personne ne peut nous contester cette auréole, et personne ne peut effacer ces pages fertiles faites de noms mémorables, de scènes inoubliables et de réjouissances méritées. Il y a un temps pour tout, et l’histoire est faite avec tous les temps.

Le Cameroun a perdu un match, mais le Cameroun n’a perdu ni son âme, ni sa fierté, ni son identité, ni son histoire et encore moins ses génies pluriels et polyvalents. Et c’est justement parce que nous sommes tombés, que l’urgence de relève, de correction et de rassemblement pour mieux gérer, valoriser et fructifier ces génies, nous interpelle.

Ne jetez la pierre sur aucun des acteurs, ne vous érigez point en procureur, ne vous trompez ni de combat ni d’’enjeux, et surtout ne cherchez pas dans ce qui n’est qu’un moment sportif, de nouvelles couleurs de diatribes politiques. Le silence et la peine de la défaite, n’autorisent pas des extravagances langagières pour de nouvelles fractures.

Quand un véhicule a une panne, on descend, on met la calle, on vérifie partout. Si c’est le démarreur qui est en cause, on le change, si c’est le moteur, on le change et si c’est la direction qui ne tient plus, on la change. Cependant, toutes les pannes ne nécessitent pas le changement de ces pièces. Souvent aucune d’elles n’est même en cause. L’origine de la panne peut bien se trouver ailleurs. Il en va ainsi des équipes sportives, des organisations, des ménages intimes et de l’évolution des nations.

Courage, chers compatriotes !

Il y a eu, il y aura toujours, il restera des équipes, et il y aura toujours une histoire glorieuse du football camerounais, comme une encre indélébile qui forgent pour nous, une identité spéciale.

Débout et avançons.

Vive le Cameroun, celui qui gagne et celui qui perd.

SHANDA TONME

Le flux rss de camer.be

Share:

Florelle Sateu

editor