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Légalisé depuis plusieurs décennies en Afrique, le pari sportif prend en otage la jeunesse sur le continent. Profitant de l’essor du paiement mobile, ce secteur explose ces dernières années au Cameroun. Un fanatisme qui vire à l’addiction, soulevant au passage des questions d’éthique, notamment sur l’appât du gain facile et la dégradation des mœurs.

Super goal, RoisBet, 1XBet, Premier Bet, Betoo.com… sont autant d’entreprises de pari sportif qui pullulent dans les principales villes du Cameroun, et connaissent un succès fou auprès des jeunes. Ils sont nombreux qui chaque jour se ruent vers les points de jeux avec l’ambition illusoire de multiplier leurs revenus.
Travailleurs, étudiants, chômeurs et même élèves, de tout âge sont les catégories de jeunes qui sont des clients fidèles des entreprises de jeu de hasard en nette croissance au Cameroun.

Comment comprendre ce phénomène ?

La crise économique qui a pris place depuis quelques années au Cameroun serait en partie responsable. Cette situation se résume d’abord, par des jeunes qui développe des techniques d’appât du gain facile. Ceci dans un contexte où les possibilités d’emploi sont de moins en moins évidentes. Ensuite, le jeu comme refuge pour une jeunesse fustigée par le gouvernement en place. Enfin, la culture du défaitisme qui plonge la société Camerounaise dans la facilité. Pour ainsi dire, la pauvreté, le désespoir et la facilité explique l’émergence des jeux de hasard dans nos milieux.

A qui profitent le jeu?

C’est un monde obscur qui brasse des millions et fait gagner principalement ceux qui en tirent les ficelles. Alors que les Camerounais sont de plus en plus nombreux dans les casinos et les PMU, les ravages s’accroît.
Ceci s’explique par le fait que dans certains pays, notamment au Cameroun, les autorisations sont délivrées n’importe comment. Il suffit de venir avec une valise pleine ou la promesse de retombées immédiats, et le tour est joué.
Depuis plusieurs années, les bookmakers abondent les couleurs Africains. On retrouve des français, chinois, sud-africains, Marocains, Russes… Pour ne citer que ceux-là. Les grands leaders de secteur en Afrique de l’ouest et Centrale sont originaires de la France.

La responsabilité

Les pouvoirs publics s’étaient déjà penchés sur la question en 2015, au cours d’un conseil de Cabinet présidé par l’ex premier Ministre, M. Philémon YANG. Malgré les résolutions qui ont été prises à cette époque, visant à assainir les jeux de hasard, ce phénomène a eu raison de la jeunesse et affecte son sens de l’effort. Dès lors, pourquoi le gouvernement semble-t-il impuissant devant les entreprises qui dépraves les mœurs de la génération future ?
D’une autre part, les parents ont leur degré de responsabilité dans ce phénomène. La recherche inéfreiné du gain, pousse certains parents à laisser l’éducation de leur progéniture entre les mains d’une société corrompu. Pour ne rien arranger, le jeux de hasard se pratique là où on ne l’aurais imaginé.
Au Cameroun, ils sont en vogue dans les lieux de cultes. Des tombolas camoufler sous un autre nom sont organisées visant à faire un don à un fidèle choisi au hasard. Ce dernier croit alors à sa bonne étoile ce qui encourage à donner la dîme. Évidemment, l’accent est mis sur le fait que plus on donne, plus on gagnera. L’entourloupe consiste à enrichir les bonbons pasteurs.
La facilité du hasard est un instrument de dégradation spirituelle, impropre autant au développement subjectif qu’objectif.

Par Johanne Annick MBEZA

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