«(…) Je suis allée dans la région de l’Est qui est l’une des plus riches du pays en ressources naturelles. Mon travail dans l’arrondissement de Bétaré-Oya consistait simplement, à révéler l’impact environnemental et social pour l’exploitation artisanale de l’or. Pour l’exploitation forestière, qu’elle soit en forêt communale, communautaire ou en unité forestière d’aménagement (Ufa), je devais montrer ses retombées sur la vie des populations.

Un travail inspiré de l’exemple type du village « Tête d’éléphant » devenu un modèle en termes des retombées de l’exploitation forestière dans l’amélioration des conditions de vie des populations. Il s’agit donc d’un travail qui n’avait rien à faire peur à l’autorité administrative.»

Ceci est un post de la consoeur Line Renée Batongué. La journaliste en service au Poste national de la Cameroon Radio Television (CRTV) a été stoppée samedi 7 novembre dernier dans son travail de collecte de l’information. Conduite, sur instruction du préfet du Lom et Djerem, Yves Bertrand Awoufac Alienou, à Bertoua. Selon nos sources, la consoeur a été entendue sur procès-verbal à la compagnie de gendarmerie de Bertoua. Elle a été autorisée à quitter la capitale régionale de l’Est dimanche en mi-journée, après une mobilisation des femmes et hommes des médias dénonçant cette autre entrave à l’exercice de leur métier.

Un incident a imposé une nuit et des dépenses supplémentaires à l’infortunée. Avant elle, Arnaud Nguefack, journaliste à Canal 2 et Marcellin Ngansop d’Equinoxe entre autres, ont subi des traitements presque similaires dans la même zone sur instruction du même préfet.

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