Le 22 septembre dernier à Douala, le groupe de manifestants avec qui j’étais sorti était constitué de 16 personnes parmi lesquelles 7 ressortissants de l’ouest et 9 ressortissants de d’autres régions. Les milliers nous ont rejoint dans la marche, mais je vais parler uniquement de ceux que je connaissais

Sur le 16 personnes de notre groupe, 8 ont été arrêtées devant la société Guinness et parmi les 8 arrêtées ont avait 3 ressortissants de l’ouest et 5 venant de d’autres régions.

Sauf qu’à l’heure où je vous parle, les 5 ressortissants des autres régions sont déjà libres et les 3 Bamilékés toujours en détention et iront sûrement en prison. Même ceux qu’on à libéré ne comprennent rien et m’ont fait savoir qu’il y a un véritable projet derrière cette méthode.

Les détenus de la police judiciaire (PJ) de Bonanjo m’ont fait savoir qu’on est de près de 150 détenus à 106 et les personnes libérées sont à 99% les non-Bamilékés. Une dame d’ailleurs est mourante là-bas et on refuse de la libérer au point où les détenus on fait un collecte pour qu’elle puisse recevoir les médicaments.

C’est la même stratégie des marches du 26 janvier 2019.

Le modèle Rwandais du génocide est en construction. A Baham et à Bafang, les responsables RDPC se déplacent pour livrer la population à la police. Tous ceux qui sont soupçonnés d’avoir pris part à la marche sont arrêtés le jour comme la nuit et certains seraient déjà placés à la prison de Banka.

Moi je suis toujours recherché même après les marches. Leur objectif est d’en découdre avec tous ceux qui ne partagent l’idéologie tribalo-génocidaire et insurrectionnelle du renouveau.

Si nous ne faisons rien pour ce pays, le génocide n’est pas loin. Croyez moi!

A force d’exciter le peuple, il va finir par éjaculer.

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