En 4 points bien structurés, le Secrétaire à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), recadre Kamto suite à sa dernière déclaration sur les attentats de Nguetchewe dans le Mayo-Tsanaga).

Le Rdpc « relève quatre barbarismes » dans le post de Maurice Kamto, sur le drame de Nguetchewe, dans le Mayo-Tsanaga région de l’Extrême-Nord Cameroun.  Dans ce message daté du 4 août 2020, le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a exprimé sa compassion suite aux 19 personnes tuées, ainsi qu’aux multiples blessées. Il a par ailleurs sollicité « que la sécurité des personnes et des biens soit renforcée dans les zones exposés aux attaques récurrentes ». Il n’est pas rare que le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) réagit après chaque déclaration de Maurice Kamto. Dans cette dernière, le parti au pouvoir estime que Maurice Kamto ne maîtrise ni le droit, ni la philosophie, encore moins la littérature. «  A la ligne 30, M. Kamto écrit : « citoyens Camerounais », au lieu de « citoyens camerounais » (cet adjectif qualificatif exige un « c » minuscule, et non pas un « C » majuscule, car il ne s’agit pas d’un substantif). Ligne 20 : « zones exposés », au lieu de « zones exposées » (féminin pluriel, le lexème « zone » étant un nom féminin) », instruit Jacques Fame Ndongo, Secrétaire à la communication du RDPC et par ailleurs Ministre d’Etat.

Voici l’intégralité du texte publié le 5 Août par Jacques Fames Ndongo.

Le Rdpc a lu le dernier « post » (compte Facebook) de M. Kamto sur le drame de Nguetchewe (Mayo Tsanaga). Notre Parti relève quatre barbarismes :

1-Barbarisme juridique. M. Kamto prétend parler au nom du peuple camerounais, alors qu’il n’a aucun mandat électoral (suffrage universel direct ou indirect), contrairement au Président de la République, aux sénateurs, aux députés, aux conseillers municipaux etc…

2- Barbarisme philosophique. Il transgresse le principe aristotélicien du tiers-exclu (A ne peut pas être égal à non A). Un régime légal et légitime ne peut pas être « illégitime » : le Chef de l’Etat a été élu, puis réélu, dans la transparence, au suffrage universel direct par le peuple camerounais, maître de son destin.

3- Barbarisme sémantique. Un régime qui a substantiellement modernisé les paradigmes diplomatiques, politiques, administratifs, économiques, sociaux et culturels du Cameroun, tout en préservant avec détermination l’unité de l’Etat, l’intangibilité des frontières, la sécurité des personnes et des biens, ne peut pas être « incompétent ». Les mots ont une signification précise que nul n’a le droit de falsifier à sa guise. C’est l’objet de la sémantique.

4- Barbarisme syntaxique. A la ligne 30, M. Kamto écrit : « citoyens Camerounais », au lieu de « citoyens camerounais » (cet adjectif qualificatif exige un « c » minuscule, et non pas un « C » majuscule, car il ne s’agit pas d’un substantif). Ligne 20 : « zones exposés », au lieu de « zones exposées » (féminin pluriel, le lexème « zone » étant un nom féminin).

Que pense le MRC de ces quatre contradictions ? Est-il toujours confiné dans son manuel de politique-fiction ?

Jacques Fame Ndongo

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